Projet du nouveau collège COBERGHER

19/12/2012 : Un collège de Crochte fermera. Fusion en 2015 avec celui de Bergues


Les collèges de Bergues et de Crochte n'en formeront qu'un seul à l'emplacement de l'ex-friche Billiaert-Serlooten. Ouverture en 2015. Les collèges de Bergues et de Crochte n'en formeront qu'un seul à l'emplacement de l'ex-friche Billiaert-Serlooten. Ouverture en 2015.

Le collège du Looweg à Crochte fermera ses portes en juin 2014. Ouverture prévue du nouveau collège, groupant ce dernier et celui de Bergues, à la rentrée 2015 sur la friche Billiaert-Serlooten.

On connaissait la nouvelle adresse du collège de Bergues. Par contre, le futur du collège voisin de Crochte soulevait les interrogations. Le rectorat a validé sa fermeture.
La logique de regroupement des deux collèges publics du canton, Cobergher à Bergues et Looweg à Crochte, enclenchée depuis des années déjà, entre dans une phase active. L'unique collège du canton comptera environ 600 élèves.

La fusion
avance à grands pas
Depuis septembre 2010, les collèges berguois et crochtois se partageaient la même direction. Un même principal pour une mise en réseau, dixit le rectorat, afin d'améliorer l'attractivité de ce collège rural et d'offrir aux élèves une communauté pédagogique, des enseignants disponibles et des matières dispensées, la plus large possible.
La fusion entérinée par le rectorat ouvre tout le champ au Département pour lancer les études avant le chantier. Car en mai dernier, lors de la cérémonie d'inauguration de la place Gambetta à Bergues, Patrick Kanner, président du Conseil général du Nord, avait affirmé la volonté du Département de construire un nouveau collège à Bergues sur le site de la friche Billaert-Serlooten. Ne restait alors qu'en suspens la question, et pas la moindre, de savoir si le nouveau collège serait dimensionné pour la seule délocalisation de Cobergher ou, hypothèse retenue, la fusion des deux.
Bernard Baudoux, vice-président du Conseil général en charge des collèges, a toujours affirmé être contre le principe de fermer tout collège. André Figoureux, conseiller général du canton de Bergues, ne dit pas autre chose quand il déclare ne pas prendre position sur ce choix au sein des conseils d'administration des deux collèges où il siège. « Ce n'est pas dans mes compétences. Ce n'est pas le Conseil général qui décide. C'est l'académie. Mon travail consistera à accompagner le futur établissement et s'intéresser au devenir du collège de Crochte ».
Quelle sera la nouvelle destination des bâtiments du collège crochtois ? Des pistes existent. Mais pour l'instant, aucune décision n'aurait été arrêtée. «  Il faudra utiliser ces bâtiments de manière rationnelle », insiste André Figoureux.
Côté berguois, la solution présentée par le Département en mai, confirmée par le rectorat et son choix de fusion, offrirait à la Municipalité l'occasion de rentrer dans ses frais. Car le Conseil général achètera les terrains où s'implantera le futur collège. Or la ville de Bergues avait déboursé 522 000 euros pour acquérir la friche et la réhabiliter. Mais pourquoi ne pas avoir implanté le collège ailleurs qu'à Bergues ? « Cela aurait été la révolution  ! », sourit André Figoureux. « Il y a déjà des réticences à voir le CIS s'implanter sur le territoire de Socx et non pas de Bergues. On peut comprendre, car la gendarmerie a déjà quitté Bergues pour Hoymille. Pour la caserne, il n'y aurait que 15 mètres à franchir. Mais c'est la sécurité qui doit primer (lire ci-dessous). » Après la plate-forme d'échanges de bus, « c'est toute une partie de Bergues à réaménager de la manière la plus parfaite possible. Car cela sera fait pour des dizaines d'années », appuie André Figoureux.

Ludovic BOUTIN
Mercredi 19.12.2012, 08:00

« Implanter le nouveau collège ailleurs qu'à Bergues aurait été la révolution ! »
André Figoureux

Mercredi 09/05/2012 : Le futur collège Cobergher revient sur le billard

Le collège Coebergher vit probablement ses dernières années intra muros.

Selon le président du Conseil général, Patrick Kanner, le futur collège Cobergher est pressenti pour s'implanter sur la friche Billaert-Serlooten, à quelques dizaines de mètres de la plateforme d'échanges routiers et de la porte de Cassel.

Venu « chercher publiquement le consensus général autour du projet de reconstruction du collège Cobergher », le président du Conseil général Patrick Kanner a tordu le cou au passage à un vieux serpent de mer et recueilli l'assentiment de Sylvie Brachet, maire de Bergues, et d'André Figoureux, conseiller général et président de la CCCB.
Lancée par André Declerck et Monique Denise en 2006, la réflexion autour du déménagement de l'établissement d'enseignement secondaire public berguois est donc en passe de se concrétiser. « Cela a pris du temps, en effet. Mais cela s'explique par la technicité et les nombreuses contraintes qui pèsent sur le projet, qui est sans conteste le plus compliqué en matière de construction de collège que le Conseil général a eu à gérer depuis ces 20 à 30 dernières années  », souligne Patrick Kanner.
Ces dernières années, plusieurs sites ont été avancés pour accueillir le futur collège. C'est finalement la friche Billiaert-Serlooten, censée jusqu'ici accueillir le futur centre d'incendie et de secours de Bergues, qui a retenu l'attention du Département.

Déménagement hors
des remparts
Première des quatre hypothèses, la reconstruction sur site, à l'intérieur des remparts, a vite été abandonnée. « Cette solution se révélait coûteuse et n'offrait pas suffisamment de foncier. Nous n'aurions pas pu offrir d'équipements sportifs à nos jeunes et cela aurait supposé de reloger ailleurs les élèves pendant les 18 mois de travaux. » Deuxième hypothèse, celle d'une implantation sur les actuels terrains de football. « C'était un projet intéressant et le foncier était libérable facilement. Il se posait certes un risque potentiel d'inondation mais la proximité immédiate des remparts lui faisait courir un grand risque d'être retoqué par les architectes des Bâtiments de France. » Troisième hypothèse : construire le futur collège sur la ZAC du faubourg de Cassel. « Le foncier est disponible et il est relativement facile de construire sur ces terrains. Après, c'est une zone commerciale, pas forcément la plus adaptée pour recevoir ce type d'établissement. Mais ce qui pénalise surtout ce choix, c'est qu'une implantation à cet endroit implique des déplacements lourds à la charge des familles.  », ajoute Patrick Kanner
Un site historique
qui mérite un surcoût
Jusqu'alors pressentie pour accueillir le futur centre d'incendie et de secours de Bergues, la friche Billaert-Serlooten s'est rappelée aux bon souvenirs des techniciens. A deux pas de la nouvelle gare routière et des portes de Bierne et de Cassel, le site semble idéal. A deux ou trois exceptions près... « La proximité immédiate de la voie ferrée va nous amener à apporter aux lieux un traitement phonique. De même, nous devrons nous pencher sur la traversée de la route départementale 916, qui voit passer 16 000 véhicules par jour. On peut imaginer que les gens soient sages et respectent les passages pour piétons... Mais je ne suis pas prêt à courir le risque. Une passerelle sera sans doute refusée par les ABF. Nous allons voir si l'on peut leur demander de creuser un tunnel. » Des aménagements inhabituels qui auront un coût. « En moyenne, construire un nouveau collège dans les normes actuelles coûte entre 18 à 22 millions d'euros. Je n'ai aucune idée de ce que coûtera le futur collège de Bergues, mais il est acquis que parce qu'il se situe sur un site historique, celui-ci méritera qu'on lui accorde un surcoût. A condition qu'il soit raisonnable », a conclu le président du Conseil général.

Damien ENGRAND
Source : Journal des Flandres
Mercredi 09.05.2012, 08:00

Intervention de Mr Figoureux, Bergues, ce jeudi 3 mai 2012, 11h00 : Collège, terrain de foot synthétique et CIS.

Monsieur Patrick KANNER, Président du Conseil Général du Nord, se trouvait dans l'Avant-Pays Dunkerquois ce jeudi 3 mai au matin et plus précisément à Bergues. L'objet de sa visite: l'inauguration de la Place Gambetta prévue à 11h00.

Dès 10h00, le Président tenait une conférence de presse en mairie de Bergues à laquelle il a tenu à m'associer. Je l'ai bien entendu remercié pour son geste.


Après avoir rappelé les différentes possibilités d'implantation du nouveau collège, le Président nous a annoncé vouloir le construire sur la friche dite "Billaert-Serlooten" en veillant tout particulièrement à la sécurité des collégiens qui devraient traverser la 916. Il propose donc la création d'un souterrain. Magnifique !


Lorsque l'implantation du nouveau Centre d'Intervention et de Secours (CIS) fut évoquée, le Président KANNER me donna la parole. Je précisai alors que sous réserve de l'accord du conseil communautaire, la CCCB pourrait donner le terrain nécessaire au SDIS pour l'euro symbolique, comme cela se fait partout ailleurs. Réponse du Président: "devant un tel argument, il n'y a plus rien à dire" N'est ce pas le lieu idéal pour que nos pompiers volontaires puissent se garer très rapidement et partir avec leurs engins dans les mêmes conditions?



J'ai poursuivi mon intervention en motivant ma proposition de construire le nouveau collège sur la friche Billaert-Serlooten:



un trottoir et une piste cyclable sécurisés relient déjà la plate forme de bus à cette friche.


le bruit des trains n'est pas un obstacle si le bâtiment est prévu pour et bien isolé sur le plan phonique. Le collège Jules Ferry  à Coudekerque Branche le prouve.


en accueillant le magasin de carrelages dans la nouvelle zone d'activités de Quaëdypre, la surface nécessaire serait certainement  atteinte pour un collège fusionnant les collèges existant de Bergues et Crochte. La CCCB peut jouer là un rôle important.


Suite à ma réunion avec elle, madame le Recteur a envoyé un courrier allant dans ce sens au Président du Conseil Général.


Un nouveau terrain de foot synthétique pourrait être construit à la place du "terrain rouge". De par sa situation à proximité immédiate du collège, le Conseil Général en financerait d'emblée 50% . J'ai de suite demandé au Président s'il était possible de lancer la construction du synthétique dès que la friche Billaert Serlooten serait retenue pour le collège, sans attendre la construction effective du batiment. Je n'ai pas eu d'opposition. Je maintiens donc ma proposition de réunion adressée mardi soir lors de la proclamation des résultats du tournoi de foot à madame le Maire de Bergues et à monsieur Royer-Président du RCB. Nous devons avancer.


le nouveau terrain synthétique serait quand même mieux sur le site actuel, à côté des autres, plutôt que perdu à l'arrière du Faubourg de Cassel.


avec le CIS derrière le garage Citröen, la Ville de Bergues ne devrait plus donner le terrain de la friche Billaert-Serlooten pour l'euro symbolique au SDIS mais pourrait au contraire le vendre au Conseil Général pour le collège. Cet argent pourrait peut-être servir à restaurer les vestiares du foot, mais cette décision ne m'appartient pas. Ce n'est qu'une suggestion. 


Je suis particulièrement heureux des orientations annoncées par le Président Kanner car ce sont exactement celles que j'avais soulevées dans mon discours lors de la Sainte Barbe à Bergues. J'ai beaucoup oeuvré pour que ces dossiers avancent au CG depuis un an. 

Pour vérifier mes propos ou lire ce discours, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous.

Intervention de Mr FIGOUREUX au Conseil Général le 19/12/2011: collège et Centre d'Intervention et de Secours de Bergues. 

Monsieur le Président,  Chers collègues,


En 2010, le FEDER, le Conseil Régional et  le Conseil Général du Nord ont permis à la Communauté de communes du Canton de Bergues de réaliser une magnifique plate-forme multimodale d'échanges de bus.
Je me félicite encore de l'excellent partenariat qui a prévalu entre les services de notre communauté et ceux du Conseil Général et n'hésite pas à rappeler que la subvention qui nous fut alors octroyée par la présente assemblée fut de 22,5 % du montant hors taxe, soit 479.446.000 €
Trois  autres projets structurants pour notre territoire sont certainement appelés à s'implanter à proximité de cette plateforme : un collège, un terrain de football synthétique et un CIS (Centre d'Incendie et de Secours).
Les collèges de Crochte et de Bergues sont en multi-direction depuis la rentrée 2010. Bien souvent, les collèges qui se trouvent dans ce cas fusionnent à plus ou moins brève échéance pour bénéficier d'un nouvel établissement sur un seul site. Même s'il n'y avait pas fusion, la reconstruction du collège Cobergher de Bergues est d'actualité.
Comme je l'ai plusieurs fois exprimé en commission éducation et aux responsables administratifs concernés et ce, dès le mois de mai, il me paraît souhaitable et judicieux que le futur collège de Bergues, quelle que soit sa taille, soit construit sur la friche dite Billaert-Serlooten, actuellement propriété de l'EPF. Une piste cyclable et un trottoir relient déjà la plate-forme de bus et cette friche. Ces liaisons sécurisées avaient été prévues et validées, dans ce but, par les services du CG.

Ce nouveau collège pourrait par ailleurs bénéficier, à moins de 100 m, du futur terrain de foot synthétique de Bergues, dont le financement s'en trouverait grandement facilité. Pour permettre la réalisation de cet équipement plus que nécessaire, je propose une mutualisation opportune des financements.
A 100 m seulement de la friche précitée, il en existe une autre, celle d'un ancien centre de collecte de céréales. Cette entité foncière d'un hectare, de par sa proximité immédiate avec le futur rond-point prévu avant 2015, selon le plan routier, me semble idéale pour l'implantation d'un CIS. Ce nouveau centre, situé à moins de 200 m des remparts de Bergues permettrait aux Sapeurs Pompiers Volontaires, appelés en urgence, de se garer sans problème et aux imposants véhicules d'incendie et de secours de partir dans toutes les directions, sans aucune difficulté.

Vendredi dernier, j'ai attiré l'attention du Président Rondelaere et des membres du CA du SDIS sur cette opportunité.

Selon mes informations, les vendeurs de cette friche ont récemment été contactés par les services du département et ou du SDIS. Je les remercie pour leur réactivité.
Je me permets simplement d'attirer votre attention, Monsieur le Président, chers collègues, sur le fait que cette friche est actuellement en vente, et que par conséquent, sa disponibilité peut être mise en cause d'un jour à l'autre.
Je suis par ailleurs convaincu  que les services du département, du SDIS, de la ville de Bergues et de notre communauté de communes travailleront en étroite synergie  pour garantir une indispensable cohérence dans l'implantation des différents équipements précités.
Quelques informations de votre part, Monsieur le Président, seraient de nature à éclairer et rassurer les élus de nos communes, dont bien évidemment ceux de Bergues, le principal, les élèves, les parents d'élèves, les enseignants des collèges, le président, les bénévoles et les joueurs du Racing Club de Bergues, les Sapeurs Pompiers Volontaires de Bergues.


Monsieur le Président,  chers collègues, je vous remercie.

Mr FIGOUREUX
Conseiller Général du Nord
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André Figoureux : « Le CIS de Bergues ne semble pas être une priorité pour le SDIS »

André Figoureux soutient un projet de CIS hors des remparts. André Figoureux soutient un projet de CIS hors des remparts.

André Figoureux, conseiller général, a un avis tranché sur les raisons du manque ...de nouvelles au sujet du nouveau centre de secours et d'intervention (notre précédente édition). « Depuis février, je vis chaque jour avec un étonnement constant. Pourquoi ce nouveau CIS n'est pas encore en construction ? Élu en avril au conseil d'administration du SDIS (le service départemental) , j'ai pris le temps de lire chaque ligne du compte administratif : aucune trace concernant ce CIS. J'ai plusieurs fois demandé publiquement au conseil général où en était le dossier. A juste titre, le président Kanner répond que cela relève du SDIS. Daniel Rondelaere, président du SDIS, ne m'a toujours pas envoyé la programmation des CIS, promise en avril. Tout cela pour dire que le CIS de Bergues ne semble jamais avoir été une priorité pour le SDIS. Je ne suis pas du tout d'accord avec ce point de vue et décline par avance toute responsabilité dans un quelconque retard. À côté de la friche Billaert-Serlooten, il y en a une autre, celle de la Flandre qui conviendrait très bien au nouveau CIS, suffisamment grande pour un terrain de manoeuvres. Cette localisation me semble idéale. J'ai fait réaliser des plans par la CCCB, à une échelle permettant de visualiser les positions de la plateforme de bus, du collège actuel, du stade, du futur rond-point, des friches industrielles Biallaert-Serlooten et de la Flandre. Vendredi, je donnerai personnellement ces plans au rectorat, au SDIS, à Bernard Baudoux, vice-président du conseil général en charge de l'Education et à Philippe Léty, président de la commission éducation du conseil général. Élus et sapeurs pompiers volontaires, vous pouvez être assurés de mon véritable engagement à soutenir toute initiative pour un nouveau CIS hors des remparts mais à proximité immédiate de la ville. » •


Source : La Voix du Nord  mercredi 07.12.2011, 05:15 - La Voix du Nord
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Canton de Bergues / Questions aux candidats à propos de la construction du Collège à Bergues

Source : Blog : Bergues prospective
Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 18:35


Chaque habitant du canton a reçu les programmes des candidats aux élections cantonales, des candidats leur ont même rendu visite à domicile ou les ont interpellés sur les marchés !
Mais pourquoi donc aucun éclairage public, aucune communication transparente et impartiale sur aucun support des grands projets d´aménagement ?  Pourquoi pas de présentation ouverte au public des projets - pas exemple celui  du collège à Bergues... seulement une présentation  strictement interne réservée aux élus conduite  par les architectes et les membres du CG59 !

Et encore....nous ne parlons pas ici de participation sous forme d´atelier populaire d´urbanisme où l´avis  et les compétences des habitants sont pris en considération en amont du projet !
Pourquoi donc ceux qui représentent les habitants du canton, les élus, ne considèrent pas mieux  leurs électeurs ! L´actualité récente a su montré l´impact de ce manque de concertation sur la municipalité de Bergues. La CUD exerce depuis peu une concertation publique avant d´entreprendre...communique... ce qui augmente la responsabilité de chacun ! Ce qui est une bonne chose !
Nous publions ici  après une lettre ouverte de Monsieur René Patoor adressée aux candidats aux élections cantonales: puissent-ils répondre à ses interrogations, qui sont celles de beaucoup de Berguois !







Mesdames et Messieurs les candidats,



Suite aux diverses. Communications de Madame DENISE, Conseiller Général, sur le sujet de reconstruction du collège, j'ai l'honneur de vous faire  part des 10 questions que je tiens à poser aux candidats à l'élection du  représentant du canton en mars 2011.
Espérant obtenir des éclaircissements ou mieux votre position sur ce  projet et son devenir, je vous prie d'agréer l'expression de ma considération distinguée.



René PATOOR

Ancien Adjoint de la ville de Bergues
Ancien Vice-président de la CCCB
Responsable d'Association de Protection de l'Environnement
14, Avenue Vauban  / 59380 BERGUES



QUESTION 1 :
La commission SCOTT (Schéma de Cohérence Territoriale) présidée par Michel  Delebarre et dans laquelle j'ai représenté la CCB a préconisé une protection paysagère sur la zone Sud des glacis à l'entrée de la ville de Bergues. Cette Préconisation a-t-elle été prise  en compte dans le projet? Celui-ci est-il compatible avec le SCOTT ?

QUESTION 2:
Sachant que cette zone avoisine une zone inondable, que la nature des sols empêche l'infiltration des eaux dans cette cuvette, que de ce fait l'évacuation des eaux est délicate,  que nos anciens n'ont jamais construit sur ces terrains restant humides une grande partie de  l'année, une étude des sols a-t-elle été réalisée? Va-t-on construire sur pilotis? A quel coût?

QUESTION 3:
Un point sensible reste la sécurité à la sortie de Bergues Porte de Cassel, un rond  point est à l'étude depuis 10 ans. N'est-ce pas là une priorité pour les Berguois ?

QUESTION 4:
Les diverses municipalités précédentes ont investi des centaines de milliers d'Euros  pour doter la ville d'installations sportives (terrains, salles, vestiaires, éclairage, entretien, emploi ...). Veut-on délocaliser le club à Socx? Qui va rembourser les investissements réalisés par la ville?

QUESTION 5:
L'ancienne école maternelle - rue Maurice Cornette serait irrécupérable!  Alors que les locaux ont été mis à la disposition de l'harmonie car ils étaient inutilisés et réservés pour l'agrandissement du collège. Quel est donc l'état de vétusté du bâtiment actuel?

QUESTION 6:
les anciens plans de Bergues démontrent que la voie romaine reliant Bergues à Quaedypre passe à l'emplacement prévu. Quelles conséquences aura la découverte de ce site archéologique? S'en soucis-t-on ?

QUESTION 7 :
Comment peut-on faire croire aux Berguois que l'environnement et le paysage seront  améliorés par des bâtiments, fussent-ils HQE (Haute Qualité Environnementale)

QUESTION 8:
Des élus anciens adjoints de la ville de Bergues ont suivi le dossier du stade J. ANDRIES ainsi que les travaux de la trame verte destinés à mettre en valeur le site. Ont-ils été consultés sur l'opportunité du projet du collège à cet endroit?

QUESTION 9 :
Dans la presse, seules les opinions favorables ont été exposées. Aucune consultation  n'a été réalisée prés de la population. Qu'en est-il de l'idée de “ démocratie participative” que l'on ne cesse de préconiser ailleurs? Les habitants de Bergues seront-ils mis devant le fait accompli ?

QUESTION 10 :
Le projet de la CCCB de bassin de rétention des crues dans la zone inondable du bas de Quaedypre et prévu pour éviter les inondations du Faubourg de Cassel ne présente-t-il pas un intérêt pour la récupération des eaux de pluie sur la zone? Y'a-t-il une réflexion à ce  sujet?


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Janvier 2011 : Le collège Cobergher a des difficultés à migrer de l'autre côté des remparts

«Nous attendons avec impatience le calendrier des travaux», indique Monique Denise, conseillère générale.

La reconstruction du collège Cobergher n'a toujours pas commencé

Bien que sur le papier, tout semble avoir été étudié, l'application du projet peine à se mettre en route. Le nouveau collège se situera au niveau du terrain rouge à l'angle des RD916 et 916a. Le bâtiment d'un étage pourra accueillir jusqu'à 400 élèves.
Concernant les financements, le conseil général a, en sa disposition, les crédits correspondants aux millions nécessaires pour l'intégralité du projet.
L'accord de principe de l'architecte des Bâtiments de France a été obtenu.
Monique Denise, conseillère générale du canton, rappelle : « Ce projet a été inscrit en 2005. Il a nécessité un gros travail du comité de pilotage durant un an. Désormais, le projet est dans les cartons. Nous attendons avec impatience le calendrier des travaux. » Pour justifier cette attente, la conseillère générale revient sur la situation du ou plutôt des collèges actuels : « Depuis cette dernière rentrée, le collège Cobergher de Bergues et celui de Crochte ont la même principale. Ce type de fonctionnement concernerait moins de dix sites dans le département. Cette situation ralentit le projet. » Les parents des élèves de Crochte, associant ce changement de fonctionnement à l'arrivée du collège futur, redoutent une fusion des collèges et la disparition de celui de Crochte. L'élue rassure : « Si on ne peut écarter cette hypothèse de fusion, il est clair que le nouveau collège ne pourra pas contenir la totalité des élèves des deux sites. Si fusion il doit y avoir, chaque élève peut rester sur son site. »

L'impatience gagne du terrain
Les parents des élèves et le personnel ne sont pas les seuls à attendre une clarification concernant le projet. Le club de football de la ville, lieu prévu pour le bâtiment scolaire, souhaite rapidement savoir quand il devra se déplacer et où. Une décision concernant les débuts des travaux est espérée pour le printemps lorsque les élections cantonales seront terminées et que les budgets seront votés. « Le conseil général a le droit de payer, ce qui relève de sa mission, mais n'a pas son mot à dire. La rectrice et l'inspection académique sont les décideurs », confie Monique Denise avant d'insister sur le nouveau paysage que pourrait avoir l'entrée de la ville : « Cela va embellir cette zone. Tout a été prévu pour mettre en valeur le coin avec une vue plus dégagée sur les remparts. » Juste en face, le parking du collège et le nouveau centre de secours et d'incendie contribueront à dynamiser ce secteur.

Source : Voix du Nord
Janvier 2011
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Avril 2010 : " Si tout se passe bien, ce serait pour 2014 ou 2015 "

Le dossier de la reconstruction du collège Cobergher va être relancé par le Conseil général
" Si tout se passe bien, ce serait pour 2014 ou 2015 "
Depuis septembre 2009, chacun s'interrogeait sur l'avancée du projet de la reconstruction de Cobergher. Les questions étaient toujours les mêmes : se fera-t-il ? Où et quand ? Depuis fin mars, à la demand
Lors du dernier conseil municipal, la maire Sylvie Brachet a évoqué le dossier de reconstruction du collège Cobergher. Aux côtés de Monique Denise, conseillère générale du canton de Bergues, elle apporte des précisions.
" Régulièrement, les Berguois me demandent ce que cela devient " explique Sylvie Brachet. Cela fait dix ans que le dossier est en cours. " Aujourd'hui, nous aurions déjà inauguré les nouveaux locaux si l'étude lancée avec la précédente équipe municipale n'avait pas été stoppée suite à l'attribution à une association de l'ancienne maternelle Lamartine, prévue pour la future demi-pension " rappelle avec une certaine amertume Monique Denise, conseillère générale.

Un premier projet abandonné
Ce dossier du collège Cobergher, elle le connaît bien pour en avoir suivi toutes les étapes et les écueils. " Nous avons perdu 80 000 euros dans cette affaire, conséquence d'un choix délibéré de l'ancienne municipalité ". Après les dernières élections municipales Sylvie Brachet, maire avec son équipe, prenait connaissance de ce projet. La nouvelle équipe n'a pas mis en cause les engagements pris en faveur de l'association restée dans les locaux de l'ancienne école maternelle attenante à la cour du collège. Mais cela a eu pour conséquence de relancer le dossier du collège. " Tout était à refaire  " affirme Monique Denise. Il n'était plus possible dès lors de penser à une reconstruction sur place.

Un comité de pilotage a été mis en place par le Conseil général à Lille : architectes et techniciens ; architectes du CAUE, l'architecte des Bâtiments de France, Monique Denise et José Szymaniak, représentant la municipalité. Celui-ci confirme l'important travail effectué de septembre 2008 à mai 2009, "  une réunion par mois au minimum. Nous avons étudié toutes les possibilités sans en retenir une en particulier, commente-t-il. Dès le départ, notre préoccupation était de réfléchir sur les lieux d'implantation  ".

Ce comité termina son travail au printemps 2009 puis, " plus de nouvelle " avouent les élus.
" Fin mars, Sylvie Brachet a sollicité une audience auprès de Bernard Derosier, président du Conseil général " explique Monique Denise qui participa à cette réunion de travail. " Bernard Derosier s'est interrogé sur cet investissement en pointant les effectifs : moins de 300 collégiens, c'est un peu juste " confie la conseillère départementale, mais il a confirmé la volonté du département de reconstruire l'établissement. " Il faut savoir que le retard sur ce projet est imputable à l'arrêt de la reconstruction in situ. Nous avions perdu notre tour " insiste Monique Denise " nous avons maintenant repris la file d'attente, nous n'étions pas prioritaires en raison des effectifs ".
Le dossier est donc relancé en ce début de printemps 2010. Il n'en est qu'à ses balbutiements. Il doit s'appuyer sur les conclusions du comité de pilotage.

Le projet du stade retient l'attention
Sur la base du travail fourni en 2008-2009, le département semble avoir retenu pour fiable et pertinent l'implantation au stade. Les conséquences d'un tel choix sont multiples. " Il s'agit non seulement de la construction d'un nouvel établissement moderne ouvert sur la ville et sur la vie, mais il s'agit aussi d'une nouvelle mise en valeur complètement repensée du site par des partenaires (CAUE, Bâtiments de France) qui ont une excellente connaissance du contexte historique et local de ce lieu ". Monique Denise souligne que ce projet comporte la réalisation d'un corridor biologique devant les remparts et là où se trouve l'actuel parking des camping-cars. " Un corridor lié à la ZNIEFF de Bergues et la zone humide " souligne José Szymaniak.
" Afin de ne pas alourdir le site, la salle de sports du collège sera reconstruite en lieu et place de la salle Pacôme. Cette salle sera totalement refaite par le Conseil général. Pour la demi-pension, la sécurité est assurée puisqu'un bâtiment sera réalisé face au bâtiment principal séparé par la cour.
Les jeunes n'auront plus à traverser pour se rendre au restaurant scolaire comme cela se fait actuellement ". D'autres problèmes restent encore à résoudre comme la relocalisation du local technique de la ville, le positionnement du nouveau club house du RCB sans oublier les archers pour leur perche verticale et leur local.
Il reste encore de nombreux points à voir avant de présenter le projet au public. L'idée d'une implantation sur le site du stade reste la plus probable.
L'hypothèse retenue par le Conseil général permettrait une ouverture possible du futur collège pour une rentrée en septembre 2014 voire 2015. "  Maintenant, il reste encore une autre possibilité abordée dans l'étude du comité de pilotage. Si certains Berguois refusent cette possibilité on peut très bien reconstruire sur le territoire de Hoymille, comme pour la gendarmerie " commente la conseillère générale mais elle n'ose pas imaginer une telle situation. Quoiqu'il en soit, la maire de Bergues a précisé qu'il y aura bien une réunion publique comme promis.

Hugues DORGUEIL

Source : Le Journal des Flandres Le Phare Dunkerquois
mercredi 07.04.2010, 14:00 

Sylvie Brachet, maire 

La maire de Bergues sait que ce dossier est non seulement délicat mais aussi compliqué. " Nous avons promis de communiquer et nous le ferons  " précise-t-elle. " Il s'agit de répondre aux trois questions qui me sont régulièrement posées : y aura-t-il une reconstruction ? Où ? Quand ?
" reprend le premier magistrat qui attendait les grandes lignes du projet porté par le Conseil général.
" Le schéma est décidé " ajoute-t-elle " la seule solution pour le maintien du collège à Bergues est en partie sur le site du stade et en partie sur le site Billiart-Serlooten. Pour l'échéance, rien de définitif mais pas avant 2013. De toute façon, une information publique sera donnée ".
La maire de Bergues s'interroge sur cette situation intermédiaire où il va falloir gérer des situations héritées qui vont grever d'ici 2012 le budget de la ville " comment vais-je expliquer aux Berguois que je vais devoir racheter le site Billiart-Serlooten à l'EPF pour 320 000 euros et qu'il me faudra aussi payer la démolition des locaux pour 250 000 euros. On mange les économies d'une année ". Quant à l'hypothèse d'une implantation du collège sur ce site, Sylvie Brachet ne peut y croire puisque la surface obligatoire ne correspond pas et " il faudrait acheter en plus les bâtiments de l'entreprise de carrelage ainsi que des terres. Sans oublier l'aspect sécuritaire en plaçant un établissement scolaire entre une route et une voie ferrée ".

Hugues DORGUEIL
Source : Le Journal des Flandres Le Phare Dunkerquois
mercredi 07.04.2010, 14:00 

Le principal Daniel Descamps : " Un collège neuf peut relancer nos performances " 

" Un collège neuf peut relancer nos performances "
" Le collège a été construit début des années 1970. Dès le départ, il était devenu trop étroit accueillant jusqu'à 700 collégiens d'où la réalisation de Transloko encore présents dans la cour de l'établissement " explique le principal Daniel Descamps. En 1982, le collège de Crochte ouvre ses portes pour "  désengorger celui de Bergues ". Depuis, les deux établissements ont évolué à leur rythme.

Pas d'autres changements ne sont survenus pour Cobergher mais en 2000, le constat était toujours le même, l'établissement vieillit et il faut prévoir les mises aux normes, comme l'accès aux personnes à mobilité réduite. Des fissures apparaissent sans pour autant menacer les constructions. Pour ce qui est du chauffage, le simple vitrage des grandes fenêtres dans chaque salle ne facilite pas les économies. Les réseaux sont bons mais vieillissants également.

Des travaux sont régulièrement assurés pour le bien-être des jeunes qui fréquentent les lieux. Toutes les salles ont été repeintes ces quatre dernières années, " Nous avons aussi bénéficié d'une classe pupitre il y a trois ans avec tableau interactif, et d'un CDI totalement neuf et équipé de matériel informatique " explique le principal.
En arrivant à Cobergher, Daniel Descamps avait pour mission de moderniser l'établissement. Ce à quoi il s'est attelé avec son adjointe et l'ensemble du personnel. " Tous les acquis ne seront pas pour autant perdus puisqu'ils seront transférés dans le futur collège " ajoute-t-il.
Pour le principal, le projet ne doit pas cacher pour autant tout ce qui se vit au collège et ses atouts déjà existants, " une bonne équipe de 25 enseignants ayant répondu aux exigences de la modernisation. Sans oublier les actions pédagogiques et la réussite au brevet des collèges entre 80 à 90 %  ". La liste s'allonge lorsque Daniel Descamps évoque les projets sportifs, les voyages en Grèce et en Angleterre, les parcours découverte et formation en entreprise (depuis deux ans). " On a un collège discipliné " insiste-t-il. Après avoir subi, comme tous les autres établissements, les conséquences de la baisse démographique, Cobergher accueille aujourd'hui 290 jeunes et l'effectif devrait être maintenu l'an prochain. Des jeunes issus de la ville (90 enfants) et de Hoymille et Bierne, pour un tiers chacun.
Concernant le futur collège, le principal reconnaît qu'un établissement neuf " peut relancer les performances et son image. Cette construction peut être un plus avec un cadre d'apprentissage moderne et contrôlé ". Dans l'hypothèse d'une implantation au stade, Daniel Descamps pense que Cobergher bénéficierait d'une plus grande visibilité, avec la résolution de problèmes comme ceux du transport et de la cantine.

H.D.

Monique Denise : " Le conseil général a programmé l'étude sur le site du stade "

" Le conseil général a programmé l'étude sur le site du stade "
Interrogée sur l'avancée du dossier, l'élue du département précise qu'il reste encore beaucoup de travail. Le dossier n'est pas pour autant ficelé. " Le conseil général doit établir une programmation et élaborer les différentes phases ".

Parmi les actions en cours, celle de l'acquisition d'une parcelle pour transférer, comme convenu, le terrain d'entraînement du RCB. Des démarches sont en cours concernant un terrain au Faubourg de Cassel, sur le territoire de Socx. En évoquant les étapes qui vont suivre pour le projet de reconstruction, Monique Denise explique qu'au dernier trimestre 2010 ce sera le temps des premières consultations auprès des élus et de la communauté éducative de Cobergher.

Des étapes conformes à un tel projet
Au printemps 2011, ce sera l'appel à projets. Une mise en concours auprès d'architectes pour la reconstruction du collège. Un appel d'offres européen avec un cahier des charges strict et précis. " Trois dossiers seront retenus par un jury puis les services des Bâtiments de France auront six mois pour étudier les projets retenus. Nous sommes sous haute surveillance dans un tel projet, pas question de faire n'importe quoi " affirme la conseillère générale.
" C'est un projet coûteux, rappelle-t-elle, actuellement il est estimé à 19 millions, en septembre 2008 les estimations étaient de 16 millions  ". Si tout se passe bien, l'appel d'offres aux entreprises se fera fin 2012 pour un démarrage possible courant 2013. Le Conseil général ne veut pas et ne peut pas donner de dates précises. Monique Denise reste aussi sur cette réserve évoquant les fouilles qui seront entreprises et dont les résultats pourraient retarder le projet.

H.D.

Décembre 2009 : Le devenir du collège Cobergher est toujours à l'étude au Conseil général 

« Ce sera un projet audacieux »
Conseil général, CAUE, Bâtiments de France, municipalité se sont penchés sur le dossier de la reconstruction du collège. Encore quelques mises au point et « il y aura une réunion publique » annonce Monique Denise, conseillère générale

Que devient le projet de reconstruction du collège Cobergher ?
Nous avons posé la question à Monique Denise, conseillère générale du canton de Bergues.
« On travaille dessus depuis 2008 », confirme-t-elle en ajoutant que « le projet se fait en partenariat avec le CAUE, les Bâtiments de France et la municipalité  ». Elle insiste sur le sérieux apporté depuis plusieurs mois «  on travaille ensemble pour que le site respecte toutes les contraintes environnementales et patrimoniales ».

Un premier projet brisé net
Difficile aujourd'hui de fixer une date, mais il est clair qu'il faudra encore deux, voire trois, rentrées scolaires avant d'ouvrir les portes du nouveau collège. Un constat amer pour Monique Denise : « si les locaux de l'école maternelle attenante au collège n'avaient pas été attribués à une association, on inaugurerait cette année sur le site même, comme le premier projet l'avait proposé. Tout était prêt pour cela jusqu'à ce que la municipalité précédente ait pris une telle décision venant stopper net le projet. Une décision incompréhensible », s'emporte la conseillère. « Cela a eu pour conséquence de reprendre le projet du début, et d'envisager d'autres hypothèses, avec de nouvelles contraintes à respecter ».

Un dossier relancé depuis fin 2007
Le premier projet de réhabilitation sur site était estimé à quinze millions d'euros et tous les détails pour poursuivre l'enseignement dans de bonnes conditions avaient été pensés. « Fin 2007, le dossier était terminé et les phases d'action programmées. Pas question de remettre en cause le choix de la municipalité de l'époque, et je n'ai rien contre l'HBM qui occupe les locaux concernés par la réhabilitation; mais il faut savoir que cela a engendré également une perte de 80 000 euros, représentant le coût de l'étude ».

L'élue départementale souligne qu'au lendemain des élections municipales, la nouvelle municipalité en la personne de Sylvie Brachet, a relancé le projet, dont la compétence revient au Conseil général. Les services ont donc repris le dossier.

Sur site, la réhabilitation ou la reconstruction devenaient impossibles. Car la réglementation oblige pour une reconstruction à une superficie de 10 000  m², « amputé des locaux de l'école maternelle cette reconstruction devenait non réalisable », ajoute Monique Denise.
Dès lors, les services du département ont dû chercher d'autres solutions, dont une construction neuve avec pour objectif le maintien du collège sur le territoire de Bergues. Les zones possibles furent rapidement ciblées : le terrain Billiart-Serlooten et l'entrée du stade Andries. « Une réflexion sur Hoymille fut même lancée, à proximité de l'actuelle gendarmerie, mais les Berguois tiennent à garder leur collège ».

Un choix difficile à faire
Fin 2008 et en 2009, des réactions se font jour contre l'implantation sur le stade. Les avis sont partagés et du côté du club de football cette idée serait une opportunité, puisque le Conseil général s'engage à redonner un terrain d'entraînement dans les normes au club, les deux autres terrains restant dans la zone actuelle.

Le débat est resté ouvert. Des prises de position sont tenues au sein du conseil municipal, où l'opposition émet des avis défavorables, voire une mise en cause de la conseillère départementale dans l'avancée du projet.
« Le Conseil général a étudié les deux hypothèses entre le site Billiart et le stade, tenant compte des points positifs et négatifs », rappelle Monique Denise. « Il faut savoir que le site Billiart est inférieur à 10 000 m². Il faut acquérir les bâtiments à proximité ; procéder à une dépollution sur une partie de l'ancienne entreprise; et envisager une expropriation pour acquérir le hangard des carrelages. Ce terrain Billiart est à la ville par l'Etablissement public foncier (EPF), qui en a fait l'acquisition. Pour procéder à une implantation, il faudrait également procéder à une modification du Plan d'occupation des sols, puisqu'il s'agit d'une zone à vocation économique ».

Dans les points négatifs relevés dans l'étude du Conseil général, la situation entre une voie ferrée et une route ne garantit pas une sécurité aux collégiens, sans parler de la nuisance sonore du trafic SNCF.
Le site du stade Andries a retenu l'attention du Département pour sa disponibilité. « Devant les arguments soulevés de la proximité des remparts, le Conseil général s'est appuyé sur des études "cadre de vie" », souligne Monique Denise. Elle précise « nous avons eu plusieurs réunions de travail avec le CAUE et les Bâtiments de France, des organismes compétents en matière architectural, patrimonial et environnemental ».

« Il y aura une réunion publique »
Dans le projet relatif au stade, « nous allons faire une zone verte près des remparts, et l'ancien glacis (actuellement côté parking caravanes) va être revalorisé ». Tout est pensé pour une mise en valeur de cette zone, qui serait partagée entre le futur collège et les terrains de sports avec des aménagements paysagers. « Les perspectives ne seront pas atteintes puisque les tours et les remparts seront visibles. Je ne peux pas encore tout dire sur ce projet qui se termine, mais les constructions validées par les Bâtiments de France ne vont pas défigurer l'entrée de ville. Bien au contraire ».
« C'est un projet audacieux que nous présenterons au public », annonce la conseillère départementale. A la question touchant à l'acquisition d'un terrain au Faubourg de Cassel, par le Conseil général, Monique Denise explique qu'effectivement il y a des démarches pour l'achat d'un terrain derrière Aldi en vue d'y créer le terrain d'entraînement pour le club de football. Une première étape indispensable pour lancer ensuite les phases suivantes concernant le collège. « Mais actuellement aucun achat n'est fait, ce sont des négociations en cours », ajoute-t-elle.
La suite à donner dépendra de cette acquisition, et si cela avance comme le souhaite le Conseil général, un concours européen d'architectes sera lancé, puis les autres phases, en vue d'un aboutissement du projet qui devrait avoisiner les vingt millions d'euros. Les diverses opinions ne manqueront pas de se faire entendre. Pour l'heure, il faudra encore attendre au moins deux voire trois rentrées scolaires pour assister à l'ouverture des portes du nouvel établissement.

Hugues DORGUEIL
Source : Mercredi 02.12.2009, 14:00
Le Journal des Flandres

Collège  COBERGHER : Présentation de l'Etude Octobre 2009

Lors de différents conseils municipaux ou articles de presse, je vous annonçais une réunion publique organisée courant juin à Bergues par le Conseil Général afin de présenter à l'ensemble des Berguoises et des Berguois les études de préfaisabilité de reconstruction du collège. Cette date butoir de juin était celle qui avait été annoncée par la direction du Comité de Pilotage où je représente systématiquement et assidûment la municipalité, dès les premières discussions d'octobre 2008.

Malheureusement, nous avons appris à la mi-juin que ce délai ne pourrait être tenu et que la présentation de l'étude serait probablement faite en octobre 2009.

Je vous tiendrai informés très régulièrement du suivi du dossier dès que celui-ci aura été présenté par le Conseil Général qui est le seul maître d'œuvre.

José SZYMANIAK
Forum de la ville de Bergues

Mars 2009 Bergues : arguments en faveur d´un nouvel aménagement urbain «  Bergues, ville d´Art et d´Histoire », ou de la difficulté de concevoir un nouvel aménagement urbain !

Dimanche 1 mars 2009

Bergues : arguments en faveur d´un nouvel aménagement urbain
«  Bergues, ville d´Art et d´Histoire », ou de la difficulté de concevoir un nouvel aménagement urbain !

« Les premières atteintes à l´intégrité du système défensif de la ville ne furent portées, en effet que par l´installation de la première ligne de chemin de fer Hazebrouck-Dunkerque et de la construction de la gare, au-delà de la porte de Bierne, à l´Ouest de la ville entre 1852 et 1855.

Le maire et le conseil municipal, qui avaient donné leur accord par la décision du 5 septembre 1848 à la Compagnie des chemins de fer du Nord, pensèrent à cette occasion obtenir du ministère de la Guerre le déclassement des zones militaires et pouvoir ainsi faire craquer le carcan de murailles qui empêchait l'extension de la ville, en attendant de se faire restituer, par le ministère de l'Intérieur, les portions de territoires aliénés le 5 juin 1403 par le duc de Bourgogne, Philippe-le-Hardi, aux villages devenus maintenant communes voisines.

Mais la complexité des répercussions d´une telle demande autant que l'opposition de certaines  municipalités, de certaines personnalités politiques influentes et de certains milieux d'affaires hostiles au développement économique de la ville firent tant et si bien que les aléas de la vie politique aidant, les négociations étaient restées sans résultat lorsque la guerre de 1914 - 19I8 vint les interrompre.

Dès la fin des hostilités, la ville de Bergues va demander la réouverture des dossiers restés en instance afin que des industries et des locaux commerciaux puissent s'établir aux abords de la Haute-Colme et qu'éventuellement, soient autorisées des percées dans les fortifications de façon à permettre un accès plus facile à la gare et l'établissement de nouvelles voies de garage et de raccordement. Ce ne fut qu´en 1931 qu'elle obtiendra... que les poudrières de la " place, de Bergues soient désaffectées.  Mais les conditions qui lui furent présentées pour le classement  des remparts et le site de la ville comme «  site urbain » , furent telles que le maire et le conseil municipal furent obligés de répondre que «  la ville ne saurait accepter aucune décision qui fermerait à tout jamais, aux générations futures, toute perspective de développement légitime » , et les choses en restèrent là jusqu´à la  guerre de 1939-1945.

La guerre terminée, la  ville de Bergues,  défigurée dans ses ruines et atrocement meurtrie dans sa population, obtint enfin le 29  janvier 1951 le déclassement définitif de ses fortifications au titre militaire à condition cependant de servir à l´administration des domaines sous l´autorité de laquelle, elle passait par le fait, la somme de 5 700 000 F à couvrir par un emprunt à 5% remboursable en 10 ans et à souscrire par les habitants de la ville et des villages du Canton.

Malgré ces charges financières et celles qui allaient s'ensuivre, le maire (M. Henri Billiaert, conseiller général du Nord)  et le conseil municipal de l'époque n'hésitèrent pas à accepter ces sévères conditions et commencèrent sans  tarder à utiliser au mieux les terrains concédés pour reloger, dans l'immédiat, les habitants sinistrés et préparer l'avenir de la ville.

Et c'est ainsi, qu'aujourd'hui ont pu être aménagés une zone industrielle et un terrain omni-sports au-delà de la porte de Cassel,  un terrain de camping trois étoiles avec trois courts de tennis et une piscine municipale, entre la porte d'Hondschoote et la Porte de Dunkerque, tandis que, entre la porte d'Hondschoote et la porte de Cassel, à la place des baraquements d'hier ont été construites des maisons d'habitation modernes et confortables dans le respect le plus complet du site. Pour aider les touristes et permettre aux vacanciers du terrain de camping de mieux connaître la ville, l'Office touristique, Syndicat d'initiative a fléché, à leur intention, des itinéraires, tandis que les fortifications sont remises en état progressivement par 1es groupes de jeunes d'Etudes et Chantiers.) sous l'égide du ministère de la Jeunesse et des Sports... / extrait de l´article de Thérèse Vergriete – in Entreprise Usinor. Fin des années 70





Dans cet article intitulé «  Bergues, ville d´Art et d´Histoire »,  rédigé à la fin des années 70 et publié dans la revue «  Entreprise Usinor «, Thérèse Vergriete nous explique avec une grande précision les difficultés qu´ont  rencontrées différentes municipalités au cours de la première moitié du XXe siècle pour tenter de libérer une belle au bois dormant d´un corset qui l´obligeait à se contracter sur elle-même.

En fait, l´histoire ne se termine pas ici et ne fait même que commencer.  Notre actualité : Comment repenser l´aménagement de la ville fortifiée – écrin de verdure -  en terme de passage dans le fil des ans et de son intégration dans un troisième millénaire où la survie des territoires se joue – qu´on le veuille ou non – sous pression de fortes concurrences  interrégionales et  transfrontalières.

Il ne s´agit pas de tuer la poule aux œufs d´or en défigurant le site, ni de le mettre sous globe; il ne s´agit pas non plus – sous une perspective politicienne – de se plier aux souhaits de quelques groupements d´intérêts -  mais de faire évoluer de manière innovante et soutenable l´espace de ce magnifique territoire. Vauban n´a  ni démoli, ni refait les remparts bourguignons – mais les a intégrés ici dans une architecture militaire moderne pour l´époque.

L´évolution de nos arts et techniques, la créativité de nos architectes et urbanistes ne nous permettent-ils pas de faire encore mieux – d´autant plus que la prise de conscience de notre responsabilité sociale – celle de transmettre  en héritage les valeurs de notre patrimoine  à l´humanité  - n´a jamais été aussi alertée ? Alors y a-t-il vraiment danger en la demeure ou seulement une angoisse à ne pas pouvoir s´adapter à l´évolution de nos territoires, de nouveaux modes de vie, et de nouvelles ressources. Sachons regarder ce qui se fait ailleurs !

Nous pouvons bien sûr comprendre les arguments des uns et des autres – pro ou contra un aménagement des friches à hauteur des murs de nos fortifications : mais l´enjeu est désormais d´une autre nature que celui de troquer – en  simple réaction égoïste  -  un terrain omni- sports  ou d´en faire un jardin paysagé aux illusions perdues : Les industries dunkerquoises clignotent, la démographie alerte  et Bergues risque fort, comme les bourgs qui autrefois refusaient l´implantation d´une ligne de chemin de fer,  ceci dans le meilleur des cas, de demeurer pauvre et assistée,  et de rester sur le bord de la route… parce qu´elle n´a pas su s´adapter au changement de l´histoire.


Thèses en faveur de l´aménagement des friches autour de la porte de  Cassel et en direction de la gare de Bergues.

1) Homogénéité de l´espace et retour sur l´histoire : C´est  l´ensemble des friches : stade et terrains industriels, définis comme un seul espace,  qui doit être aménagé selon un cahier des charges respectant  strictement  l´environnement et le cadre historique spécifique à la ville fortifiée. C´est  donc l´ensemble des abords de la porte de Cassel jusqu´à la gare qui doit être restructuré en terme d´un seul et même projet d´innovation urbaine.
Lors de la recherche d´un espace pour la reconstruction du collège, l´erreur a été d´avoir considéré  ces terrains en deux parcelles distinctes les unes des autres, alors qu´à l´origine, selon leur histoire,  elles n´en formaient  qu´une seule.

2) Un cahier des charges adapté :  Le collège doit pouvoir se fondre dans le paysage sur l´actuel emplacement du stade Omnisports. Une architecture réalisée selon un cahier des charges respectueux des spécificités de l´environnement et du patrimoine pourrait être un plus pour l´image et le rayonnement de la ville. Elle pourrait en outre  permettre aux habitants l´accès à des équipements urbains qui actuellement  font défaut  ou ont été autrefois conçus en dépit du cadre historique de la ville. Ce dernier point a eu peut-être comme effet de produire un doute – légitime -  pour ceux qui s´investissent pour la sauvegarde du patrimoine et l´avenir  de Bergues - sur la faisabilité d´un tel projet. Le spectre du bunker en somme ! - Mais Il faut savoir reconnaître ces erreurs!

3) Un collège ouvert sur la ville et une ruche d´entreprises numériques :  La ville et les communes avoisinantes, les collectivités territoriales associées doivent pouvoir garantir la formation des jeunes, mais également – face à la restructuration économique du littoral,  investir dans l´innovation et l´intelligence – Il est donc nécessaire de faciliter l´implantation de nouvelles entreprises innovantes : la création d´une ruche d´entreprises numériques  dédiées à l´économie de la créativité ( nouveaux médias, tourisme, cultures numériques, gestion des savoirs)  sur la friche dite Serlooten -  doit être considérée non pas comme une utopie , mais comme une priorité pour le devenir économique de la ville et de la région transfrontalière.

4) Les  infrastructures numériques : L´aménagement de cet espace Porte de Cassel doit inclure l´intégration d´infrastructures numériques adéquates, adaptées aux besoins de formation des jeunes et des entreprises qui pourront s´y implante. Le développement d´infrastructures numériques doit être un sujet de préoccupation prioritaire pour les élus et les différentes  collectivités territoriales.

5) Un espace connecté, interface  et nœud de réseau : La ville de Bergues ne doit plus être considérée comme un espace fermé, mais doit pouvoir reconquérir ses fonctions d´interface qu´elle avait à l´origine, nœud de réseaux dans un espace ouvert et transfrontalier – un aménagement  urbain  innovant et adapté  de ses abords  va donc  bien dans le sens de l´histoire de la ville.

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http://issuu.com/zenon3000/docs/berguesamenurbain

Philippe André Royer –  Président de Zénon 3000 / Février 2009
pharoyer@zenon3000.fr

www.zenon3000.fr

7, rue du Cheval Blanc – F 59380 Bergues

Adresse Postale/ Président > Sakrower Kirchweg 72b – D 14089 Berlin

Janvier 2009 : DECLARATION de MR ROYER Président du RACING CLUB DE BERGUES

A L'ATTENTION DE MESDAMES ET MESSIEURS
LES PARENTS, DIRIGEANTS ET JOUEURS

Bergues le 25 janvier 2009

Chers (es) Amis(es)

Le collège Cobergher pourrait être reconstruit sur le stade Andriès, l'interrogation que nous formulions au mois de mai dernier semble donc se confirmer.
Avec elle, forcément apparaissent d'autres questions. Que deviennent les installations actuelles, que devient le stade ou du moins ce qu'il en reste aujourd'hui ?
Le Conseil Général, financeur et concepteur du projet s'engage à réinstaller le terrain et les installations aux normes actuelles. La ville de Bergues, en situation de « quasi faillite », a la possibilité de retrouver un collège et de voir son stade refait à neuf, de régler l'environnement désastreux de ce lieu qui n'est pas moins que l'entrée de la ville, et le triste résultat des années d'abandon et de négligence.
Merveilleux donc, que demander de plus ?
Et bien non, avant que la moindre esquisse ne soit réalisée, certains annoncent déjà « nous sommes contre !…». Quelles en sont les raisons ? « La préservation du patrimoine » bien sûr, dans cette ville c'est un peu l'équivalent de « la raison d'état », il n'est pas nécessaire d'argumenter, il suffit de l'invoquer, émettre un avis différent c'est risquer un procès en sorcellerie face à cette nouvelle forme de « grande inquisition », d'autant plus pratique qu'elle autorise tous les excès, tous les gaspillages et toutes les manipulations.
Regardons d'un peu plus près ce en quoi le fait d'installer un collège pourrait nuire à notre patrimoine.
La première raison évoquée serait la proximité des remparts. A quelle distance situe t'on « la proximité des remparts» ? 50 ? 100 ? 500 ? 1000 mètres ? Plus… Ce sont eux qui apparemment fixent la norme mais le
secret est bien gardé…
La seconde raison est que le collège masquerait la vue des tours de l'abbaye Saint Winoc. A titre de preuve une photographie accompagnant un article récemment paru dans la presse, avec au premier plan le stade et en arrière plan les dites tours. Le plan choisi n'est pas forcément le lieu le plus fréquenté (cette vue semble prise depuis « les friches industrielles ») en plus cette image fait apparaître le rideau de peupliers au premier
plan et effectivement, il est vrai que les tours apparaissent au second plan….au mois de décembre, mais il est également vrai, qu'elles disparaissent complètement huit mois par an, lorsque les feuilles repoussent sur les arbres. La nature non plus ne respecte pas le patrimoine.…
Ces arbres masquent nos magnifiques tours depuis plus de 40 ans et il nous semble que parmi nos « défenseurs du patrimoine berguois » il en est qui ont été longtemps en position de régler cette situation et
qui ne l'ont pas fait. Cela apparemment les préoccupait moins à l'époque ?...
Une des faiblesses de ce projet et certes moins avouable, c'est aussi et indéniablement la proximité des élections cantonales. En effet la campagne a déjà débuté, (bien que chacun s'en défende) et certains
verraient d'un très mauvais oeil le règlement du problème du collège et du stade par le Conseil Général, coupable de ne pas faire partie de leur famille politique.
Ne pourrait t-on pour un tel projet « faire abstraction des clivages et ne penser pour une fois qu'au bien être de chacun ? »
Balayées toutes ces fausses bonnes raisons, quels doutes peuvent subsister ?

Ce collège répondrait aux normes « Haute qualité environnementale », cela impose entre autres que l'architecture s'intègre parfaitement dans le milieu et l'environnement. Des bureaux d'études, des architectes, des experts (des vrais ceux là) dans les domaines concernés conduiront ce projet qui sera soumis in fine à l'arbitrage de l'Architecte des Bâtiments de France.
Ce projet devrait englober la totalité du stade et des équipements ainsi que les accès et le stationnement avec notamment le remplacement du terrain d'entraînement et des vestiaires.
La disparition enfin de cette verrue à l'entrée de la ville, avec, et ce n'est pas le moins, les dépenses prises en charge par le Conseil Général.
A l'inverse si le collège s'installe sur le trottoir d'en face, dans combien de lustres le stade et son environnement seront rénovés ? Qui sera en mesure de régler la facture ?
Pour ceux qui s'interrogeraient sur la position du Racing, nous sommes nous aussi très attachés à notre stade mais aujourd'hui il est en ruine, les vestiaires ont été privés d'eau chaude pendant plusieurs mois, les eaux d'évacuation des douches s'écoulent en partie par le couloir et traversent quelque fois le club house.
Nous disposons (quand elles fonctionnent) de 16 pommes de douche pour un club de 400 licenciés, 4 vestiaires hors normes pour 25 équipes, une salle commune où quelquefois plus de 60 gamins se changent en même temps sur de simples chaises. Le seul terrain d'entraînement est mort, l'éclairage est déficient. Un demi-terrain d'entraînement annexe ne répondant plus, du fait de l'absence de clôture, à la sécurité indispensable pour y laisser évoluer les plus jeunes a été confisqué pour le stationnement des touristes. Les accès, les parkings et les allées sont défoncés Pour couronner le tout, il pèse sur le club, la menace d'une sanction de rétrogradation de la part des instances sportives du fait des défauts et des manquements de nos installations. Les mêmes instances qui viennent dans le même temps de nous récompenser pour la qualité de notre formation envers les jeunes, ce paradoxe situe parfaitement notre problème.
Un stade donc et des équipements insuffisants et dans un état désastreux, et là il s'agit d'être clair, ce n'est pas de manque de confort dont nous parlons, mais du manque d'hygiène et du manque au plus élémentaire respect de la dignité due à chacun.
Cela ce sont des faits.
Nous arrivons au bout du bout du supportable et, il n'est pas question un seul instant de se résigner après des années d'effort pour faire avancer un club, le structurer, un club reconnu aujourd'hui par tous. Il y a urgence, alors on ne peut imaginer un seul instant qu'une municipalité laisse passer cette chance inespérée de régler au moindre coût cette multitude de problèmes. On ne peut prétendre avoir, et afficher une sensibilité sociale et laisser, sans réagir, des enfants, dont les plus jeunes sont accueillis dès quatre ans, pratiquer leur sport dans des conditions aussi détestables. Continuer trop longtemps à occulter les problèmes, se laisser griser par le succès médiatique généré par le film « bienvenue chez les chtis », et se dire que finalement tout ne va pas si mal, promet un réveil avec une « sacrée gueule de bois »…
Il est maintenant urgent de ne plus attendre, faire ce choix de bon sens c'est commencer enfin à reconstruire un avenir.
Dans ces périodes particulièrement difficiles et anxiogènes, notamment pour les jeunes, il est essentiel de faire tout ce qui est possible pour leur restituer la place qu'il convient, cela à tous niveaux, et, pour une municipalité, c'est bousculer tous les égoïsmes, c'est se préoccuper entre autres, des équipements éducatifs, sportifs et de loisirs. La construction d'un collège et la rénovation d'un stade dans une ville qui n'a pas vu aboutir de projet depuis des années, ce n'est pas rien et cela vaut la peine de s'y intéresser.
Pour ce qui nous concerne, il nous faut tous, chacun, dirigeants, joueurs du plus jeune au plus ancien, parents, sympathisants, soutenir ce projet et nous faire entendre, la décision sera arrêtée dans quelques semaines, de cela dépend notre avenir, voire notre survie.
Faire confiance une fois encore, en restant vigilant. Aujourd'hui ce n'est pas faire un choix que de soutenir le seul projet, parce qu'en dehors de verbiages stériles, il n'est aucune autre alternative, aucune autre proposition concrète, c'est le vide le plus total.

Persuadés de votre plein engagement, nous ne manquerons pas, le cas échéant de vous solliciter dans les jours qui viennent pour les actions que nous entendons mener, dans l'attente, veuillez agréer chers (es) Amis(es) nos salutations sportives les meilleures.

Le Président.
Claude ROYER.

RACING CLUB DE BERGUES
35 rue de la poterne
59380 BERGUES
Tél-Fax 03 28 20 94 93
RC BERGUES /Siège : Hôtel du tonnelier 59380 BERGUES / FFFA N° 518247

Source : Le site du RCB

Janvier 2009 Projet du nouveau collège : Les inquiétudes de l'opposition

Le groupe Un Horizon pour tous s'oppose à l'implantation du collège sur le stade afin de sauvegarder une vue exceptionnelle sur les remparts et la ville.

Pour le groupe minoritaire du conseil municipal (formé par Dominique Cornette, Jean-Paul Denys, Pierre Devos et Jacques Martel), il n'est pas question de concevoir le projet du nouveau collège au stade, " C'est enfermer définitivement nos remparts derrière un mur de béton. C'est une aberration " lancent les élus de l'opposition, forts du soutien de Berguois.
" Nous avons appris par le journal la préférence pour la reconstruction du collège au stade, devant les remparts, l'une des plus belles vues de Bergues, souvent immortalisée par les artistes. Le Département souhaite boucler le dossier fin 2008 mais à ce jour, nous n'avons eu ni communication du dossier, ni esquisse. Non seulement les élus de l'opposition, mais hormis la maire et quelques initiés, des élus majoritaires n'ont semble-t-il pas non plus d'information. Est-ce cela la transparence ? La concertation ? "
Pour le groupe des quatre élus, pas question d'être mis devant le fait accompli. Ils veulent dès à présent réagir, faire entendre d'autres voix, proposer d'autres solutions. " D'une capacité de 450 jeunes, combien de collégiens seront accueillis dans le futur bâtiment vu les effectifs actuels inférieurs à 400 ?".

Pour commencer, le groupe entend poser la question lors du prochain conseil municipal. Une demande écrite est transmise.

Parmi les propositions, la reconstruction sur site avec, pourquoi pas, la possibilité de récupérer la totalité de l'école maternelle et de trouver une nouvelle salle pour l'HBM. Pour ce qui est du site Billiaert, la proximité du projet de la plateforme d'échanges de bus permettrait de garantir une sécurité pour les jeunes " Deux-tiers des collégiens viennent des communes alentours et un tiers sont des Berguois ".
Les élus de la liste "Un horizon pour tous" rappellent que depuis l'implantation du stade dans les années 1960, aucun architecte des Bâtiments de France n'a donné l'autorisation de construire d'équipements avec étages, et " beaucoup de réticence pour les vestiaires et tribunes pour le football et le local des archers " a été exprimée.
L'urgence du dossier est comprise, mais pour le groupe cela ne doit pas dire précipitation. Ils souhaitent un réel débat en conseil et que leur avis soit entendu.

Hugues DORGUEIL
Source : Journal des Flandres
    

Décembre 2008 : Extrait du FORUM de la ville de Bergues

Extrait du FORUM de la ville de Bergues (aujourd'hui disparu)
le 16/12/2008 à 12:16:38 par José SZYMANIAK

Représentant la municipalité dans ce projet de reconstruction, je vous tiendrais régulièrement informés des évolutions de ce projet à partir de ce forum.

Ci-contre les premiers éléments.

Fin avril 2008, les services du Conseil Général (CG) nous ont contactés pour savoir quelle était la position de la nouvelle municipalité quant à la reconstruction du collège qui avait du être abandonnée quelques mois avant les élections du fait du revirement de l'ancienne équipe.
Au passage, il nous était indiqué que le CG ne dépenserait pas à nouveau l'argent du contribuable (plus de 80 000 €) pour une nouvelle étude si celle-ci était vouée à l'échec. Nous leur avons confirmé notre souhait de voir ce collège reconstruit.
Le Vice-Président du CG en charge du dossier, M. BAUDOUX est donc venu à Bergues à la mi-juin accompagné de son staff et en particulier de M. BERTHOUX, Directeur des grands travaux au CG. Ceux-ci nous ont redemandé notre engagement de principe sur cette reconstruction et ont visité les sites potentiels.
Le projet de relocalisation du Collège COBERGHER de Bergues a démarré depuis plusieurs années. Il apparaît aujourd'hui au Conseil Général du Nord comme une priorité. De nombreuses études ont déjà été menées s'agissant de la reconstruction sur site ou sur le site proche de Hoymille. Toutes ces études ont conclu à une non faisabilité de l'implantation du collège sur site ou à Hoymille.

C'est pourquoi aujourd'hui, deux terrains font l'objet d'une étude d'opportunité. Ces deux terrains se situent à proximité de la porte de Cassel : les terrains de sports et les terrains Billaert Serloteen. Le Conseil Général du Nord et la municipalité, conscients de l'intérêt historique et patrimonial du site et se situant dans une démarche de qualité de projet ont souhaité engager une étude de pré faisabilité spécifique.

A la rentrée de septembre, un comité de pilotage (COPIL) a été créé par le CG pour la re localisation du collège ; celui-ci s'est déjà réuni quatre fois depuis le 16 octobre, date de la première réunion au CG de Lille.

Nous avons défini les objectifs de l'étude de pré-faisabilité.

Cette étude consiste notamment en une analyse historique, architecturale et paysagère du futur site. Par ailleurs, les espaces naturels ainsi que l'aspect hydrographique du lieu sont étudiés. La thématique mobilité est également abordée.
Sur la base de cette analyse fine du site, des scénarii seront présentés en comité de pilotage. Les remarques des différents participants donneront lieu à la production d'un scénario final qui servira de base à l'étude pré-programmatique puis à l'élaboration du programme du concours.

Afin de comprendre les différentes problématiques du projet, il a été demandé à ce qu'une présentation des différents sites étudiés soit effectuée en faisant apparaître les atouts et contraintes de chacun d'eux, ainsi que l'inscription de ces sites dans une grille de lecture comprenant les thèmes suivants : hydraulique, patrimoine et histoire, nature et paysage, mobilité, insertion dans le site …

Le COPIL a à nouveau listé, projet par projet, les surfaces, les propriétés respectives, les contraintes réglementaires et particulières, l'architecture, les accès, les plannings, les coûts financiers.

Tout au long de l'étude de faisabilité pour inscrire le collège dans son site, quelques grands principes seront gardés à l'esprit du COPIL :

· quelque soit la situation du collège, il est nécessaire de repenser le franchissement de la fortification (passage de l'intra-muros à l'extra-muros) et la traversée du CD 916
· l'implantation du programme dans la ceinture verte de la ville nécessite de construire un dispositif urbain au service de l'espace publique et de la valorisation de la fortification
· le dialogue à construire entre le collège et la ville fortifiée doit s'inscrire dans la modernité ( il s'agit de « composer avec la fortification » c'est à dire d'inscrire le programme du collège en dialogue avec le site fortifié et de moderniser l'entrée de ville – l'image de la ville)
· Un dialogue doit se construire entre enseignants, collégiens et ville fortifiée (interprétation de l'Architecture et du Patrimoine) ; le collège s'inscrivant dans une démarche d'interprétation du site
· Une dialogue doit aussi se construire entre le collège et la population locale ; une salle culturelle pourrait par exemple être commune au collège et aux utilisateurs extérieurs.


Le  COPIL qui a été créé comprend :

  • le service projet de la Direction de l'Élaboration des Grands Projets : 3 personnes dont André MICHEL, Directeur adjoint de la DEGP.
  • La Commune de BERGUES représentée par José SZYMANIAK en tant qu'adjoint
aux travaux, à l'urbanisme, au cadre de vie et au développement durable,
  • Le Service Départemental de l'Architecture et du Paysage du Nord (SDAPN)
représenté Catherine BOURLET, Architecte des bâtiments de France.
  • Le CAUE (Cabinet d'Architecture et d'Urbanisme) du Nord, représenté par son directeur Monsieur PONCELET et par Christophe GRANDJACQUES, Historien Architecte qui a assuré dans le cadre du projet Septentrion la réalisation du carnet de ville de Bergues.

Le prestataire de service composé d'une équipe pluridisciplinaire sera constituée par :
  • La société SOREC qui dans le cadre d'un marché à bon de commande pour le
Département du Nord, est chargée de l'étude sur la relocalisation du collège
COBERGHER de Bergues.
· Maude CAUCHETEUX, Urbaniste sera le chef de projet de l'étude.
· l'Agence GOUDENEGE, représentée par Philippe GOUDENEGE sera chargée de l'approche architecturale et paysagère
· l'Agence 4+, représentée par Bruno MICHEL, architecte programmiste sera chargé d'apporter sa connaissance en terme de programmation de collège.
· Une personne compétente dans le domaine du patrimoine et des monuments historiques sera intégrée à l'équipe et aura en charge notamment d'apporter des éléments de lecture du site inscrit.
· Une personne compétente en hydraulique sera également associée. Des références dans les réseaux hydrauliques des sites fortifiés seront exigées.
· Une personne compétente en mobilité (problématiques de circulations propres au site, piétonnes, cyclistes, véhicules, traversées des remparts…) sera également associée.


Il nous faut savoir par ailleurs que ce nouveau collège sera conçu pour accueillir :
  • 400 élèves
  • 240 rationnaires
  • 30 commensaux
  • 1 plateau EPS + 1 salle
  • 29 salles de cours
  • 1 CDI
  • 1 site informatique
  • 1 salle culturelle
  • 1 foyer, 2 salles clubs, 1 local tutorat
  • 4 salles de vie scolaires
  • 10 salles ou bureaux pour le personnel administratif
  • 10 salles pour les enseignants
  • 4 salles pour le personnel de service
  • 8 locaux médico-sociaux (bureau médical, salle de repos, AS …)
  • 1 demi-pension
  • des locaux et équipements divers

Présentation par la SOREC (mandataire – prestataire de services du CG) des précédentes
études réalisées : 4 voire 6 projets avaient été élaborés en 2005

1 – réhabilitation et reconstruction sur site
1bis -  destruction de l'école Lamartine, reconstruction sur site élargi et reconstruction de l'école Lamartine derrière l'école Charles Perrault
1ter - reconstruction sur site avec mise en place d'un collège provisoire sur le site de la gendarmerie
2 – Construction sur les terrains SERLOOTEN – BILLIAERT
3 – Construction sur les terrains du stade
4- A Hoymille, à proximité de l'actuelle gendarmerie
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