  Projet du nouveau collège COBERGHERAprès la plate forme multimodale, le second sujet " brûlant " de l'année va doucement pointer son nez……….
José SZYMANIAK (adjoint aux travaux, à l'urbanisme, au cadre de vie et au développement durable) a présenté un exposé du dossier mi décembre (voir si dessous) et espère nous donner des nouvelles au mois d'avril 2009, avant la réunion publique évoquée par Mme BRACHET à la cérémonie des vœux.
Tous les avis, opinions, enjeux politiques vont probablement s'emparer du dossier. Certains Berguois voient dans ce dossier une occasion unique de ré équiper la ville d'un nouveau collège et d'infrastructures sportives sur le compte du département (il faut préciser que si le site du terrain de foot est retenu, il faudra reconstruire un nouveau terrain). D'autres ne voient aucune raison (dans ces temps de crise et d'augmentation d'impôts) de reconstruire à grands frais un nouveau collège, une rénovation est probablement moins coûteuse. Et d'autres se demandent pourquoi faut-il "coller" le collège et les équipements sportifs à notre ville (notre patrimoine et les mètres carrés sont précieux à Bergues)……………
A suivre. H.B. Source photo : http://college.cobergher.free.fr |
|   Décembre 2009 : Le devenir du collège Cobergher est toujours à l'étude au Conseil général « Ce sera un projet audacieux » Conseil général, CAUE, Bâtiments de France, municipalité se sont penchés sur le dossier de la reconstruction du collège. Encore quelques mises au point et « il y aura une réunion publique » annonce Monique Denise, conseillère générale
Que devient le projet de reconstruction du collège Cobergher ? Nous avons posé la question à Monique Denise, conseillère générale du canton de Bergues. « On travaille dessus depuis 2008 », confirme-t-elle en ajoutant que « le projet se fait en partenariat avec le CAUE, les Bâtiments de France et la municipalité ». Elle insiste sur le sérieux apporté depuis plusieurs mois « on travaille ensemble pour que le site respecte toutes les contraintes environnementales et patrimoniales ».
Un premier projet brisé net Difficile aujourd'hui de fixer une date, mais il est clair qu'il faudra encore deux, voire trois, rentrées scolaires avant d'ouvrir les portes du nouveau collège. Un constat amer pour Monique Denise : « si les locaux de l'école maternelle attenante au collège n'avaient pas été attribués à une association, on inaugurerait cette année sur le site même, comme le premier projet l'avait proposé. Tout était prêt pour cela jusqu'à ce que la municipalité précédente ait pris une telle décision venant stopper net le projet. Une décision incompréhensible », s'emporte la conseillère. « Cela a eu pour conséquence de reprendre le projet du début, et d'envisager d'autres hypothèses, avec de nouvelles contraintes à respecter ».
Un dossier relancé depuis fin 2007 Le premier projet de réhabilitation sur site était estimé à quinze millions d'euros et tous les détails pour poursuivre l'enseignement dans de bonnes conditions avaient été pensés. « Fin 2007, le dossier était terminé et les phases d'action programmées. Pas question de remettre en cause le choix de la municipalité de l'époque, et je n'ai rien contre l'HBM qui occupe les locaux concernés par la réhabilitation; mais il faut savoir que cela a engendré également une perte de 80 000 euros, représentant le coût de l'étude ».
L'élue départementale souligne qu'au lendemain des élections municipales, la nouvelle municipalité en la personne de Sylvie Brachet, a relancé le projet, dont la compétence revient au Conseil général. Les services ont donc repris le dossier.
Sur site, la réhabilitation ou la reconstruction devenaient impossibles. Car la réglementation oblige pour une reconstruction à une superficie de 10 000 m², « amputé des locaux de l'école maternelle cette reconstruction devenait non réalisable », ajoute Monique Denise. Dès lors, les services du département ont dû chercher d'autres solutions, dont une construction neuve avec pour objectif le maintien du collège sur le territoire de Bergues. Les zones possibles furent rapidement ciblées : le terrain Billiart-Serlooten et l'entrée du stade Andries. « Une réflexion sur Hoymille fut même lancée, à proximité de l'actuelle gendarmerie, mais les Berguois tiennent à garder leur collège ».
Un choix difficile à faire Fin 2008 et en 2009, des réactions se font jour contre l'implantation sur le stade. Les avis sont partagés et du côté du club de football cette idée serait une opportunité, puisque le Conseil général s'engage à redonner un terrain d'entraînement dans les normes au club, les deux autres terrains restant dans la zone actuelle.
Le débat est resté ouvert. Des prises de position sont tenues au sein du conseil municipal, où l'opposition émet des avis défavorables, voire une mise en cause de la conseillère départementale dans l'avancée du projet. « Le Conseil général a étudié les deux hypothèses entre le site Billiart et le stade, tenant compte des points positifs et négatifs », rappelle Monique Denise. « Il faut savoir que le site Billiart est inférieur à 10 000 m². Il faut acquérir les bâtiments à proximité ; procéder à une dépollution sur une partie de l'ancienne entreprise; et envisager une expropriation pour acquérir le hangard des carrelages. Ce terrain Billiart est à la ville par l'Etablissement public foncier (EPF), qui en a fait l'acquisition. Pour procéder à une implantation, il faudrait également procéder à une modification du Plan d'occupation des sols, puisqu'il s'agit d'une zone à vocation économique ».
Dans les points négatifs relevés dans l'étude du Conseil général, la situation entre une voie ferrée et une route ne garantit pas une sécurité aux collégiens, sans parler de la nuisance sonore du trafic SNCF. Le site du stade Andries a retenu l'attention du Département pour sa disponibilité. « Devant les arguments soulevés de la proximité des remparts, le Conseil général s'est appuyé sur des études "cadre de vie" », souligne Monique Denise. Elle précise « nous avons eu plusieurs réunions de travail avec le CAUE et les Bâtiments de France, des organismes compétents en matière architectural, patrimonial et environnemental ».
« Il y aura une réunion publique » Dans le projet relatif au stade, « nous allons faire une zone verte près des remparts, et l'ancien glacis (actuellement côté parking caravanes) va être revalorisé ». Tout est pensé pour une mise en valeur de cette zone, qui serait partagée entre le futur collège et les terrains de sports avec des aménagements paysagers. « Les perspectives ne seront pas atteintes puisque les tours et les remparts seront visibles. Je ne peux pas encore tout dire sur ce projet qui se termine, mais les constructions validées par les Bâtiments de France ne vont pas défigurer l'entrée de ville. Bien au contraire ». « C'est un projet audacieux que nous présenterons au public », annonce la conseillère départementale. A la question touchant à l'acquisition d'un terrain au Faubourg de Cassel, par le Conseil général, Monique Denise explique qu'effectivement il y a des démarches pour l'achat d'un terrain derrière Aldi en vue d'y créer le terrain d'entraînement pour le club de football. Une première étape indispensable pour lancer ensuite les phases suivantes concernant le collège. « Mais actuellement aucun achat n'est fait, ce sont des négociations en cours », ajoute-t-elle. La suite à donner dépendra de cette acquisition, et si cela avance comme le souhaite le Conseil général, un concours européen d'architectes sera lancé, puis les autres phases, en vue d'un aboutissement du projet qui devrait avoisiner les vingt millions d'euros. Les diverses opinions ne manqueront pas de se faire entendre. Pour l'heure, il faudra encore attendre au moins deux voire trois rentrées scolaires pour assister à l'ouverture des portes du nouvel établissement.
Hugues DORGUEIL Source : Mercredi 02.12.2009, 14:00 Le Journal des Flandres |
|   Collège COBERGHER : Présentation de l'Etude Octobre 2009Lors de différents conseils municipaux ou articles de presse, je vous annonçais une réunion publique organisée courant juin à Bergues par le Conseil Général afin de présenter à l'ensemble des Berguoises et des Berguois les études de préfaisabilité de reconstruction du collège. Cette date butoir de juin était celle qui avait été annoncée par la direction du Comité de Pilotage où je représente systématiquement et assidûment la municipalité, dès les premières discussions d'octobre 2008.
Malheureusement, nous avons appris à la mi-juin que ce délai ne pourrait être tenu et que la présentation de l'étude serait probablement faite en octobre 2009.
Je vous tiendrai informés très régulièrement du suivi du dossier dès que celui-ci aura été présenté par le Conseil Général qui est le seul maître d'œuvre.
José SZYMANIAK Forum de la ville de Bergues |
|   Mars 2009 Bergues : arguments en faveur d´un nouvel aménagement urbain « Bergues, ville d´Art et d´Histoire », ou de la difficulté de concevoir un nouvel aménagement urbain !Dimanche 1 mars 2009
Bergues : arguments en faveur d´un nouvel aménagement urbain « Bergues, ville d´Art et d´Histoire », ou de la difficulté de concevoir un nouvel aménagement urbain !
« Les premières atteintes à l´intégrité du système défensif de la ville ne furent portées, en effet que par l´installation de la première ligne de chemin de fer Hazebrouck-Dunkerque et de la construction de la gare, au-delà de la porte de Bierne, à l´Ouest de la ville entre 1852 et 1855.
Le maire et le conseil municipal, qui avaient donné leur accord par la décision du 5 septembre 1848 à la Compagnie des chemins de fer du Nord, pensèrent à cette occasion obtenir du ministère de la Guerre le déclassement des zones militaires et pouvoir ainsi faire craquer le carcan de murailles qui empêchait l'extension de la ville, en attendant de se faire restituer, par le ministère de l'Intérieur, les portions de territoires aliénés le 5 juin 1403 par le duc de Bourgogne, Philippe-le-Hardi, aux villages devenus maintenant communes voisines.
Mais la complexité des répercussions d´une telle demande autant que l'opposition de certaines municipalités, de certaines personnalités politiques influentes et de certains milieux d'affaires hostiles au développement économique de la ville firent tant et si bien que les aléas de la vie politique aidant, les négociations étaient restées sans résultat lorsque la guerre de 1914 - 19I8 vint les interrompre.
Dès la fin des hostilités, la ville de Bergues va demander la réouverture des dossiers restés en instance afin que des industries et des locaux commerciaux puissent s'établir aux abords de la Haute-Colme et qu'éventuellement, soient autorisées des percées dans les fortifications de façon à permettre un accès plus facile à la gare et l'établissement de nouvelles voies de garage et de raccordement. Ce ne fut qu´en 1931 qu'elle obtiendra... que les poudrières de la " place, de Bergues soient désaffectées. Mais les conditions qui lui furent présentées pour le classement des remparts et le site de la ville comme « site urbain » , furent telles que le maire et le conseil municipal furent obligés de répondre que « la ville ne saurait accepter aucune décision qui fermerait à tout jamais, aux générations futures, toute perspective de développement légitime » , et les choses en restèrent là jusqu´à la guerre de 1939-1945.
La guerre terminée, la ville de Bergues, défigurée dans ses ruines et atrocement meurtrie dans sa population, obtint enfin le 29 janvier 1951 le déclassement définitif de ses fortifications au titre militaire à condition cependant de servir à l´administration des domaines sous l´autorité de laquelle, elle passait par le fait, la somme de 5 700 000 F à couvrir par un emprunt à 5% remboursable en 10 ans et à souscrire par les habitants de la ville et des villages du Canton.
Malgré ces charges financières et celles qui allaient s'ensuivre, le maire (M. Henri Billiaert, conseiller général du Nord) et le conseil municipal de l'époque n'hésitèrent pas à accepter ces sévères conditions et commencèrent sans tarder à utiliser au mieux les terrains concédés pour reloger, dans l'immédiat, les habitants sinistrés et préparer l'avenir de la ville.
Et c'est ainsi, qu'aujourd'hui ont pu être aménagés une zone industrielle et un terrain omni-sports au-delà de la porte de Cassel, un terrain de camping trois étoiles avec trois courts de tennis et une piscine municipale, entre la porte d'Hondschoote et la Porte de Dunkerque, tandis que, entre la porte d'Hondschoote et la porte de Cassel, à la place des baraquements d'hier ont été construites des maisons d'habitation modernes et confortables dans le respect le plus complet du site. Pour aider les touristes et permettre aux vacanciers du terrain de camping de mieux connaître la ville, l'Office touristique, Syndicat d'initiative a fléché, à leur intention, des itinéraires, tandis que les fortifications sont remises en état progressivement par 1es groupes de jeunes d'Etudes et Chantiers.) sous l'égide du ministère de la Jeunesse et des Sports... / extrait de l´article de Thérèse Vergriete – in Entreprise Usinor. Fin des années 70
Dans cet article intitulé « Bergues, ville d´Art et d´Histoire », rédigé à la fin des années 70 et publié dans la revue « Entreprise Usinor «, Thérèse Vergriete nous explique avec une grande précision les difficultés qu´ont rencontrées différentes municipalités au cours de la première moitié du XXe siècle pour tenter de libérer une belle au bois dormant d´un corset qui l´obligeait à se contracter sur elle-même.
En fait, l´histoire ne se termine pas ici et ne fait même que commencer. Notre actualité : Comment repenser l´aménagement de la ville fortifiée – écrin de verdure - en terme de passage dans le fil des ans et de son intégration dans un troisième millénaire où la survie des territoires se joue – qu´on le veuille ou non – sous pression de fortes concurrences interrégionales et transfrontalières.
Il ne s´agit pas de tuer la poule aux œufs d´or en défigurant le site, ni de le mettre sous globe; il ne s´agit pas non plus – sous une perspective politicienne – de se plier aux souhaits de quelques groupements d´intérêts - mais de faire évoluer de manière innovante et soutenable l´espace de ce magnifique territoire. Vauban n´a ni démoli, ni refait les remparts bourguignons – mais les a intégrés ici dans une architecture militaire moderne pour l´époque.
L´évolution de nos arts et techniques, la créativité de nos architectes et urbanistes ne nous permettent-ils pas de faire encore mieux – d´autant plus que la prise de conscience de notre responsabilité sociale – celle de transmettre en héritage les valeurs de notre patrimoine à l´humanité - n´a jamais été aussi alertée ? Alors y a-t-il vraiment danger en la demeure ou seulement une angoisse à ne pas pouvoir s´adapter à l´évolution de nos territoires, de nouveaux modes de vie, et de nouvelles ressources. Sachons regarder ce qui se fait ailleurs !
Nous pouvons bien sûr comprendre les arguments des uns et des autres – pro ou contra un aménagement des friches à hauteur des murs de nos fortifications : mais l´enjeu est désormais d´une autre nature que celui de troquer – en simple réaction égoïste - un terrain omni- sports ou d´en faire un jardin paysagé aux illusions perdues : Les industries dunkerquoises clignotent, la démographie alerte et Bergues risque fort, comme les bourgs qui autrefois refusaient l´implantation d´une ligne de chemin de fer, ceci dans le meilleur des cas, de demeurer pauvre et assistée, et de rester sur le bord de la route… parce qu´elle n´a pas su s´adapter au changement de l´histoire.
Thèses en faveur de l´aménagement des friches autour de la porte de Cassel et en direction de la gare de Bergues. 1) Homogénéité de l´espace et retour sur l´histoire : C´est l´ensemble des friches : stade et terrains industriels, définis comme un seul espace, qui doit être aménagé selon un cahier des charges respectant strictement l´environnement et le cadre historique spécifique à la ville fortifiée. C´est donc l´ensemble des abords de la porte de Cassel jusqu´à la gare qui doit être restructuré en terme d´un seul et même projet d´innovation urbaine. Lors de la recherche d´un espace pour la reconstruction du collège, l´erreur a été d´avoir considéré ces terrains en deux parcelles distinctes les unes des autres, alors qu´à l´origine, selon leur histoire, elles n´en formaient qu´une seule.
2) Un cahier des charges adapté : Le collège doit pouvoir se fondre dans le paysage sur l´actuel emplacement du stade Omnisports. Une architecture réalisée selon un cahier des charges respectueux des spécificités de l´environnement et du patrimoine pourrait être un plus pour l´image et le rayonnement de la ville. Elle pourrait en outre permettre aux habitants l´accès à des équipements urbains qui actuellement font défaut ou ont été autrefois conçus en dépit du cadre historique de la ville. Ce dernier point a eu peut-être comme effet de produire un doute – légitime - pour ceux qui s´investissent pour la sauvegarde du patrimoine et l´avenir de Bergues - sur la faisabilité d´un tel projet. Le spectre du bunker en somme ! - Mais Il faut savoir reconnaître ces erreurs!
3) Un collège ouvert sur la ville et une ruche d´entreprises numériques : La ville et les communes avoisinantes, les collectivités territoriales associées doivent pouvoir garantir la formation des jeunes, mais également – face à la restructuration économique du littoral, investir dans l´innovation et l´intelligence – Il est donc nécessaire de faciliter l´implantation de nouvelles entreprises innovantes : la création d´une ruche d´entreprises numériques dédiées à l´économie de la créativité ( nouveaux médias, tourisme, cultures numériques, gestion des savoirs) sur la friche dite Serlooten - doit être considérée non pas comme une utopie , mais comme une priorité pour le devenir économique de la ville et de la région transfrontalière.
4) Les infrastructures numériques : L´aménagement de cet espace Porte de Cassel doit inclure l´intégration d´infrastructures numériques adéquates, adaptées aux besoins de formation des jeunes et des entreprises qui pourront s´y implante. Le développement d´infrastructures numériques doit être un sujet de préoccupation prioritaire pour les élus et les différentes collectivités territoriales.
5) Un espace connecté, interface et nœud de réseau : La ville de Bergues ne doit plus être considérée comme un espace fermé, mais doit pouvoir reconquérir ses fonctions d´interface qu´elle avait à l´origine, nœud de réseaux dans un espace ouvert et transfrontalier – un aménagement urbain innovant et adapté de ses abords va donc bien dans le sens de l´histoire de la ville.
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Philippe André Royer – Président de Zénon 3000 / Février 2009 pharoyer@zenon3000.fr www.zenon3000.fr
7, rue du Cheval Blanc – F 59380 Bergues
Adresse Postale/ Président > Sakrower Kirchweg 72b – D 14089 Berlin |
|   Janvier 2009 : DECLARATION de MR ROYER Président du RACING CLUB DE BERGUESA L'ATTENTION DE MESDAMES ET MESSIEURS LES PARENTS, DIRIGEANTS ET JOUEURS
Bergues le 25 janvier 2009
Chers (es) Amis(es)
Le collège Cobergher pourrait être reconstruit sur le stade Andriès, l'interrogation que nous formulions au mois de mai dernier semble donc se confirmer. Avec elle, forcément apparaissent d'autres questions. Que deviennent les installations actuelles, que devient le stade ou du moins ce qu'il en reste aujourd'hui ? Le Conseil Général, financeur et concepteur du projet s'engage à réinstaller le terrain et les installations aux normes actuelles. La ville de Bergues, en situation de « quasi faillite », a la possibilité de retrouver un collège et de voir son stade refait à neuf, de régler l'environnement désastreux de ce lieu qui n'est pas moins que l'entrée de la ville, et le triste résultat des années d'abandon et de négligence. Merveilleux donc, que demander de plus ? Et bien non, avant que la moindre esquisse ne soit réalisée, certains annoncent déjà « nous sommes contre !…». Quelles en sont les raisons ? « La préservation du patrimoine » bien sûr, dans cette ville c'est un peu l'équivalent de « la raison d'état », il n'est pas nécessaire d'argumenter, il suffit de l'invoquer, émettre un avis différent c'est risquer un procès en sorcellerie face à cette nouvelle forme de « grande inquisition », d'autant plus pratique qu'elle autorise tous les excès, tous les gaspillages et toutes les manipulations. Regardons d'un peu plus près ce en quoi le fait d'installer un collège pourrait nuire à notre patrimoine. La première raison évoquée serait la proximité des remparts. A quelle distance situe t'on « la proximité des remparts» ? 50 ? 100 ? 500 ? 1000 mètres ? Plus… Ce sont eux qui apparemment fixent la norme mais le secret est bien gardé… La seconde raison est que le collège masquerait la vue des tours de l'abbaye Saint Winoc. A titre de preuve une photographie accompagnant un article récemment paru dans la presse, avec au premier plan le stade et en arrière plan les dites tours. Le plan choisi n'est pas forcément le lieu le plus fréquenté (cette vue semble prise depuis « les friches industrielles ») en plus cette image fait apparaître le rideau de peupliers au premier plan et effectivement, il est vrai que les tours apparaissent au second plan….au mois de décembre, mais il est également vrai, qu'elles disparaissent complètement huit mois par an, lorsque les feuilles repoussent sur les arbres. La nature non plus ne respecte pas le patrimoine.… Ces arbres masquent nos magnifiques tours depuis plus de 40 ans et il nous semble que parmi nos « défenseurs du patrimoine berguois » il en est qui ont été longtemps en position de régler cette situation et qui ne l'ont pas fait. Cela apparemment les préoccupait moins à l'époque ?... Une des faiblesses de ce projet et certes moins avouable, c'est aussi et indéniablement la proximité des élections cantonales. En effet la campagne a déjà débuté, (bien que chacun s'en défende) et certains verraient d'un très mauvais oeil le règlement du problème du collège et du stade par le Conseil Général, coupable de ne pas faire partie de leur famille politique. Ne pourrait t-on pour un tel projet « faire abstraction des clivages et ne penser pour une fois qu'au bien être de chacun ? » Balayées toutes ces fausses bonnes raisons, quels doutes peuvent subsister ?
Ce collège répondrait aux normes « Haute qualité environnementale », cela impose entre autres que l'architecture s'intègre parfaitement dans le milieu et l'environnement. Des bureaux d'études, des architectes, des experts (des vrais ceux là) dans les domaines concernés conduiront ce projet qui sera soumis in fine à l'arbitrage de l'Architecte des Bâtiments de France. Ce projet devrait englober la totalité du stade et des équipements ainsi que les accès et le stationnement avec notamment le remplacement du terrain d'entraînement et des vestiaires. La disparition enfin de cette verrue à l'entrée de la ville, avec, et ce n'est pas le moins, les dépenses prises en charge par le Conseil Général. A l'inverse si le collège s'installe sur le trottoir d'en face, dans combien de lustres le stade et son environnement seront rénovés ? Qui sera en mesure de régler la facture ? Pour ceux qui s'interrogeraient sur la position du Racing, nous sommes nous aussi très attachés à notre stade mais aujourd'hui il est en ruine, les vestiaires ont été privés d'eau chaude pendant plusieurs mois, les eaux d'évacuation des douches s'écoulent en partie par le couloir et traversent quelque fois le club house. Nous disposons (quand elles fonctionnent) de 16 pommes de douche pour un club de 400 licenciés, 4 vestiaires hors normes pour 25 équipes, une salle commune où quelquefois plus de 60 gamins se changent en même temps sur de simples chaises. Le seul terrain d'entraînement est mort, l'éclairage est déficient. Un demi-terrain d'entraînement annexe ne répondant plus, du fait de l'absence de clôture, à la sécurité indispensable pour y laisser évoluer les plus jeunes a été confisqué pour le stationnement des touristes. Les accès, les parkings et les allées sont défoncés Pour couronner le tout, il pèse sur le club, la menace d'une sanction de rétrogradation de la part des instances sportives du fait des défauts et des manquements de nos installations. Les mêmes instances qui viennent dans le même temps de nous récompenser pour la qualité de notre formation envers les jeunes, ce paradoxe situe parfaitement notre problème. Un stade donc et des équipements insuffisants et dans un état désastreux, et là il s'agit d'être clair, ce n'est pas de manque de confort dont nous parlons, mais du manque d'hygiène et du manque au plus élémentaire respect de la dignité due à chacun. Cela ce sont des faits. Nous arrivons au bout du bout du supportable et, il n'est pas question un seul instant de se résigner après des années d'effort pour faire avancer un club, le structurer, un club reconnu aujourd'hui par tous. Il y a urgence, alors on ne peut imaginer un seul instant qu'une municipalité laisse passer cette chance inespérée de régler au moindre coût cette multitude de problèmes. On ne peut prétendre avoir, et afficher une sensibilité sociale et laisser, sans réagir, des enfants, dont les plus jeunes sont accueillis dès quatre ans, pratiquer leur sport dans des conditions aussi détestables. Continuer trop longtemps à occulter les problèmes, se laisser griser par le succès médiatique généré par le film « bienvenue chez les chtis », et se dire que finalement tout ne va pas si mal, promet un réveil avec une « sacrée gueule de bois »… Il est maintenant urgent de ne plus attendre, faire ce choix de bon sens c'est commencer enfin à reconstruire un avenir. Dans ces périodes particulièrement difficiles et anxiogènes, notamment pour les jeunes, il est essentiel de faire tout ce qui est possible pour leur restituer la place qu'il convient, cela à tous niveaux, et, pour une municipalité, c'est bousculer tous les égoïsmes, c'est se préoccuper entre autres, des équipements éducatifs, sportifs et de loisirs. La construction d'un collège et la rénovation d'un stade dans une ville qui n'a pas vu aboutir de projet depuis des années, ce n'est pas rien et cela vaut la peine de s'y intéresser. Pour ce qui nous concerne, il nous faut tous, chacun, dirigeants, joueurs du plus jeune au plus ancien, parents, sympathisants, soutenir ce projet et nous faire entendre, la décision sera arrêtée dans quelques semaines, de cela dépend notre avenir, voire notre survie. Faire confiance une fois encore, en restant vigilant. Aujourd'hui ce n'est pas faire un choix que de soutenir le seul projet, parce qu'en dehors de verbiages stériles, il n'est aucune autre alternative, aucune autre proposition concrète, c'est le vide le plus total.
Persuadés de votre plein engagement, nous ne manquerons pas, le cas échéant de vous solliciter dans les jours qui viennent pour les actions que nous entendons mener, dans l'attente, veuillez agréer chers (es) Amis(es) nos salutations sportives les meilleures.
Le Président. Claude ROYER.
RACING CLUB DE BERGUES 35 rue de la poterne 59380 BERGUES Tél-Fax 03 28 20 94 93 RC BERGUES /Siège : Hôtel du tonnelier 59380 BERGUES / FFFA N° 518247
Source : Le site du RCB |
|   Janvier 2009 Projet du nouveau collège : Les inquiétudes de l'oppositionLe groupe Un Horizon pour tous s'oppose à l'implantation du collège sur le stade afin de sauvegarder une vue exceptionnelle sur les remparts et la ville.
Pour le groupe minoritaire du conseil municipal (formé par Dominique Cornette, Jean-Paul Denys, Pierre Devos et Jacques Martel), il n'est pas question de concevoir le projet du nouveau collège au stade, " C'est enfermer définitivement nos remparts derrière un mur de béton. C'est une aberration " lancent les élus de l'opposition, forts du soutien de Berguois. " Nous avons appris par le journal la préférence pour la reconstruction du collège au stade, devant les remparts, l'une des plus belles vues de Bergues, souvent immortalisée par les artistes. Le Département souhaite boucler le dossier fin 2008 mais à ce jour, nous n'avons eu ni communication du dossier, ni esquisse. Non seulement les élus de l'opposition, mais hormis la maire et quelques initiés, des élus majoritaires n'ont semble-t-il pas non plus d'information. Est-ce cela la transparence ? La concertation ? " Pour le groupe des quatre élus, pas question d'être mis devant le fait accompli. Ils veulent dès à présent réagir, faire entendre d'autres voix, proposer d'autres solutions. " D'une capacité de 450 jeunes, combien de collégiens seront accueillis dans le futur bâtiment vu les effectifs actuels inférieurs à 400 ?".
Pour commencer, le groupe entend poser la question lors du prochain conseil municipal. Une demande écrite est transmise.
Parmi les propositions, la reconstruction sur site avec, pourquoi pas, la possibilité de récupérer la totalité de l'école maternelle et de trouver une nouvelle salle pour l'HBM. Pour ce qui est du site Billiaert, la proximité du projet de la plateforme d'échanges de bus permettrait de garantir une sécurité pour les jeunes " Deux-tiers des collégiens viennent des communes alentours et un tiers sont des Berguois ". Les élus de la liste "Un horizon pour tous" rappellent que depuis l'implantation du stade dans les années 1960, aucun architecte des Bâtiments de France n'a donné l'autorisation de construire d'équipements avec étages, et " beaucoup de réticence pour les vestiaires et tribunes pour le football et le local des archers " a été exprimée. L'urgence du dossier est comprise, mais pour le groupe cela ne doit pas dire précipitation. Ils souhaitent un réel débat en conseil et que leur avis soit entendu.
Hugues DORGUEIL Source : Journal des Flandres |
|  Décembre 2008 : Extrait du FORUM de la ville de BerguesExtrait du FORUM de la ville de Bergues (aujourd'hui disparu) le 16/12/2008 à 12:16:38 par José SZYMANIAK
Représentant la municipalité dans ce projet de reconstruction, je vous tiendrais régulièrement informés des évolutions de ce projet à partir de ce forum.
Ci-contre les premiers éléments.
Fin avril 2008, les services du Conseil Général (CG) nous ont contactés pour savoir quelle était la position de la nouvelle municipalité quant à la reconstruction du collège qui avait du être abandonnée quelques mois avant les élections du fait du revirement de l'ancienne équipe. Au passage, il nous était indiqué que le CG ne dépenserait pas à nouveau l'argent du contribuable (plus de 80 000 €) pour une nouvelle étude si celle-ci était vouée à l'échec. Nous leur avons confirmé notre souhait de voir ce collège reconstruit. Le Vice-Président du CG en charge du dossier, M. BAUDOUX est donc venu à Bergues à la mi-juin accompagné de son staff et en particulier de M. BERTHOUX, Directeur des grands travaux au CG. Ceux-ci nous ont redemandé notre engagement de principe sur cette reconstruction et ont visité les sites potentiels. Le projet de relocalisation du Collège COBERGHER de Bergues a démarré depuis plusieurs années. Il apparaît aujourd'hui au Conseil Général du Nord comme une priorité. De nombreuses études ont déjà été menées s'agissant de la reconstruction sur site ou sur le site proche de Hoymille. Toutes ces études ont conclu à une non faisabilité de l'implantation du collège sur site ou à Hoymille.
C'est pourquoi aujourd'hui, deux terrains font l'objet d'une étude d'opportunité. Ces deux terrains se situent à proximité de la porte de Cassel : les terrains de sports et les terrains Billaert Serloteen. Le Conseil Général du Nord et la municipalité, conscients de l'intérêt historique et patrimonial du site et se situant dans une démarche de qualité de projet ont souhaité engager une étude de pré faisabilité spécifique.
A la rentrée de septembre, un comité de pilotage (COPIL) a été créé par le CG pour la re localisation du collège ; celui-ci s'est déjà réuni quatre fois depuis le 16 octobre, date de la première réunion au CG de Lille.
Nous avons défini les objectifs de l'étude de pré-faisabilité.
Cette étude consiste notamment en une analyse historique, architecturale et paysagère du futur site. Par ailleurs, les espaces naturels ainsi que l'aspect hydrographique du lieu sont étudiés. La thématique mobilité est également abordée. Sur la base de cette analyse fine du site, des scénarii seront présentés en comité de pilotage. Les remarques des différents participants donneront lieu à la production d'un scénario final qui servira de base à l'étude pré-programmatique puis à l'élaboration du programme du concours.
Afin de comprendre les différentes problématiques du projet, il a été demandé à ce qu'une présentation des différents sites étudiés soit effectuée en faisant apparaître les atouts et contraintes de chacun d'eux, ainsi que l'inscription de ces sites dans une grille de lecture comprenant les thèmes suivants : hydraulique, patrimoine et histoire, nature et paysage, mobilité, insertion dans le site …
Le COPIL a à nouveau listé, projet par projet, les surfaces, les propriétés respectives, les contraintes réglementaires et particulières, l'architecture, les accès, les plannings, les coûts financiers.
Tout au long de l'étude de faisabilité pour inscrire le collège dans son site, quelques grands principes seront gardés à l'esprit du COPIL :
· quelque soit la situation du collège, il est nécessaire de repenser le franchissement de la fortification (passage de l'intra-muros à l'extra-muros) et la traversée du CD 916 · l'implantation du programme dans la ceinture verte de la ville nécessite de construire un dispositif urbain au service de l'espace publique et de la valorisation de la fortification · le dialogue à construire entre le collège et la ville fortifiée doit s'inscrire dans la modernité ( il s'agit de « composer avec la fortification » c'est à dire d'inscrire le programme du collège en dialogue avec le site fortifié et de moderniser l'entrée de ville – l'image de la ville) · Un dialogue doit se construire entre enseignants, collégiens et ville fortifiée (interprétation de l'Architecture et du Patrimoine) ; le collège s'inscrivant dans une démarche d'interprétation du site · Une dialogue doit aussi se construire entre le collège et la population locale ; une salle culturelle pourrait par exemple être commune au collège et aux utilisateurs extérieurs.
Le COPIL qui a été créé comprend :
- le service projet de la Direction de l'Élaboration des Grands Projets : 3 personnes dont André MICHEL, Directeur adjoint de la DEGP.
- La Commune de BERGUES représentée par José SZYMANIAK en tant qu'adjoint
aux travaux, à l'urbanisme, au cadre de vie et au développement durable,
- Le Service Départemental de l'Architecture et du Paysage du Nord (SDAPN)
représenté Catherine BOURLET, Architecte des bâtiments de France.
- Le CAUE (Cabinet d'Architecture et d'Urbanisme) du Nord, représenté par son directeur Monsieur PONCELET et par Christophe GRANDJACQUES, Historien Architecte qui a assuré dans le cadre du projet Septentrion la réalisation du carnet de ville de Bergues.
Le prestataire de service composé d'une équipe pluridisciplinaire sera constituée par :
- La société SOREC qui dans le cadre d'un marché à bon de commande pour le
Département du Nord, est chargée de l'étude sur la relocalisation du collège COBERGHER de Bergues. · Maude CAUCHETEUX, Urbaniste sera le chef de projet de l'étude. · l'Agence GOUDENEGE, représentée par Philippe GOUDENEGE sera chargée de l'approche architecturale et paysagère · l'Agence 4+, représentée par Bruno MICHEL, architecte programmiste sera chargé d'apporter sa connaissance en terme de programmation de collège. · Une personne compétente dans le domaine du patrimoine et des monuments historiques sera intégrée à l'équipe et aura en charge notamment d'apporter des éléments de lecture du site inscrit. · Une personne compétente en hydraulique sera également associée. Des références dans les réseaux hydrauliques des sites fortifiés seront exigées. · Une personne compétente en mobilité (problématiques de circulations propres au site, piétonnes, cyclistes, véhicules, traversées des remparts…) sera également associée.
Il nous faut savoir par ailleurs que ce nouveau collège sera conçu pour accueillir :
- 400 élèves
- 240 rationnaires
- 30 commensaux
- 1 plateau EPS + 1 salle
- 29 salles de cours
- 1 CDI
- 1 site informatique
- 1 salle culturelle
- 1 foyer, 2 salles clubs, 1 local tutorat
- 4 salles de vie scolaires
- 10 salles ou bureaux pour le personnel administratif
- 10 salles pour les enseignants
- 4 salles pour le personnel de service
- 8 locaux médico-sociaux (bureau médical, salle de repos, AS …)
- 1 demi-pension
- des locaux et équipements divers
Présentation par la SOREC (mandataire – prestataire de services du CG) des précédentes études réalisées : 4 voire 6 projets avaient été élaborés en 2005
1 – réhabilitation et reconstruction sur site 1bis - destruction de l'école Lamartine, reconstruction sur site élargi et reconstruction de l'école Lamartine derrière l'école Charles Perrault 1ter - reconstruction sur site avec mise en place d'un collège provisoire sur le site de la gendarmerie 2 – Construction sur les terrains SERLOOTEN – BILLIAERT 3 – Construction sur les terrains du stade 4- A Hoymille, à proximité de l'actuelle gendarmerie |
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